Hausse de taxes de 1,7 % à Saint-Bruno-de-Montarville
Le conseil municipal de Saint-Bruno-de-Montarville a adopté mardi dernier le budget 2016, qui totalise 63 170 000 $. Pour une maison moyenne dont la valeur est passée de 367 600 $ à 396 117 $ avec le nouveau rôle d’évaluation 2016-2017-2018, le propriétaire devra débourser 50 $ de plus cette année en taxes municipales, ce qui représente une hausse de 1,658 %. Les trois conseillers de l’opposition, Thérèse Hudon, Michael O’Dowd et André Besner, ont voté contre l’adoption de ce budget.
Sur le budget de 63 170 000 $, 26 913 400 $ (42,6 %) sont utilisés pour payer les quotes-parts de la Ville à l’agglomération de Longueuil. Un montant de 800 000$ (1,27 %) est pour sa part versé à la Communauté urbaine de Montréal. Le maire Martin Murray a soutenu que la hausse de 1,7 % était équivalente à celles de plusieurs municipalités de la province. « Nous avons voulu garder le même taux de service avec la meilleure rentabilité sans avoir à surtaxer les contribuables. »
Les résultats du nouveau rôle d’évaluation viennent d’être affichés par l’agglomération de Longueuil pour les trois prochaines années. Plusieurs citoyens se disent mécontents de la nouvelle valeur de leur résidence, qui est devenue moins grande que celle de leur terrain. La valeur des terrains a été réajustée en fonction de la demande sur le territoire. Le maire Murray a rappelé, par contre, que puisque la valeur de la maison a été réévaluée à la baisse, la valeur totale de la propriété est sensiblement la même. « Ceux qui désirent plus d’éclaircissements ou se plaindre à ce sujet peuvent communiquer avec les spécialistes de l’agglomération. Sinon, une rencontre aura lieu à Saint-Bruno-de-Montarville le 3 février 2016 à ce sujet », a-t-il ajouté.
Le maire a poursuivi en indiquant que 476 300 $ seraient déboursés pour des projets spéciaux en 2016. Parmi ceux-ci, la mise en œuvre du Plan de conservation des milieux humides, la création d’une tribune jeunesse, l’accès au parc national du Mont-Saint-Bruno et la diffusion de spectacles au Centre Marcel-Dulude. Aucun projet d’envergure n’a toutefois été annoncé.
L’opposition réplique
Les trois conseillers de l’Alliance, parti opposé à celui du maire, n’ont pas tardé à répliquer à ce budget : ils ont tous voté contre. Ils accusent entre autres le maire Murray et son équipe de cacher les vrais chiffres concernant l’évolution de la dette. « Quand les citoyens auront-ils le droit d’être informés en toute transparence sur un sujet qui accapare 18 % des dépenses locales? » soutient Thérèse Hudon, conseillère municipale du district 1.
Elle soutient également que le maire Murray a dissimulé d’autres résultats décevants de sa gestion. « Les dépenses locales de Saint-Bruno augmentent notamment de 3,32 %, loin de sa promesse de maintenir le rythme de progression des dépenses de nature locale à un maximum de 2 %. » Elle ajoute que les permis délivrés pour des investissements, de l’ordre de 40 $ millions alors que la moyenne est de 66 $ millions, s’écrasent au niveau le plus bas en dix ans. « Pour une ville, moins d’investissements aujourd’hui, cela signifie moins de nouveaux revenus pour le futur. »
La conseillère Hudon ne comprend pas que malgré tout cela, les taxes des contribuables augmentent cette année de 1,7 %, soit 38 % de plus que le taux d’inflation. « Pendant ce temps, Boucherville a décrété un 3e gel de taxes consécutif et une 4e baisse consécutive de la dette. Montréal, en réduisant la taxe aux commerces et industries, a compris qu’il fallait aider les commerces locaux pour éviter leur déplacement vers des villes moins voraces. »


