Faire plus avec moins

Malgré les budgets restreints pour offrir des services aux enfants, la Commission scolaire des Patriotes (CSP) amorce l’année scolaire 2016-2017 avec plus d’entrain que l’an dernier. 
Hélène Roberge, présidente de la CSP, se dit tout d’abord heureuse de n’avoir pas eu droit à de nouvelles compressions budgétaires. « Nous n’avons pas plus d’argent, mais je dois dire que vivre une année sans coupes, ça fait du bien. » Elle soutient toutefois que les compressions des dernières années affectent encore grandement les services offerts aux élèves en difficulté. « Avoir plus d’argent nous permettrait de faire encore plus pour eux. Entre autres, les enfants aux prises avec la dyslexie ont besoin d’outils adaptés. »
Elle se dit fière de constater le travail effectué par les membres du personnel dans les écoles de la CSP : « Ils travaillent fort pour trouver des moyens de continuer à aider les élèves avec moins de possibilités. Ils tentent jour après jour de continuer à répondre aux besoins de chacun d’eux. »
Elle poursuit en rappelant que les coupes budgétaires n’ont pas nui pour le moment au taux de diplomation qui se situe actuellement à 81,5 % : « Nous faisons tout ce que nous pouvons pour continuer à diriger chaque élève vers l’obtention de son diplôme d’études secondaires. »

« Avoir plus d’argent nous permettrait de faire encore plus pour les élèves en difficulté. » Hélène Roberge

Confiante envers le nouveau ministre 
Malgré qu’il n’ait pas recommencé à investir dans les services aux élèves, le ministère de l’Éducation a tout de même cette année consacré de l’argent pour les infrastructures. « Le ministre Sébastien Proulx était d’ailleurs à Saint-Amable la semaine dernière pour annoncer la construction d’une nouvelle école dans cette municipalité. »
La présidente avoue avoir confiance en Sébastien Proulx à la direction du ministère de l’Éducation : « Nous sentons que ce dernier a une réelle volonté de répondre aux besoins des élèves. Il fait le tour de plusieurs écoles pour voir comment ça se passe. Je trouve ça positif. »
Chaînes humaines 
La semaine dernière, la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ) a souligné le retour des chaînes humaines et rappelle aux parlementaires que les parents du Québec continueront de se faire entendre pour dénoncer les compressions dans nos écoles.
« Merci au mouvement Je protège mon école publique de faire en sorte que les parents du Québec, tout comme les intervenants du monde scolaire, s’unissent pour dénoncer les coupes dans le réseau de l’éducation. Tout le monde a besoin de services complets et adéquats dans son milieu et c’est en se mobilisant que le message se rendra jusqu’à l’oreille du ministre et celles des parlementaires », note la présidente de la FCPQ, Corinne Payne.
Pour cette dernière, il ne faut pas relâcher la pression sur les parlementaires : « De l’argent pour les infrastructures, de bien timides enveloppes directement dans les écoles, c’est bien beau tout cela, mais il ne faut pas se leurrer. Le réseau scolaire public québécois est encore victime d’un manque criant de ressources et c’est pourquoi la mobilisation doit se poursuivre. »
Hélène Roberge indique que les parents ont raison de telles représentations : « C’est en continuant à dénoncer les manques de services qu’ils pourront sensibiliser les élus aux grands besoin des élèves.  »
Corinne Payne rappelle pour sa part qu’en l’absence de financement adéquat, c’est la réussite de tous les jeunes qui est compromise. Elle invite donc les parents à se mobiliser et à s’impliquer, tout au long de l’année scolaire, que ce soit par leur engagement au conseil d’établissement ou au comité de parents ou par des actions du mouvement Je protège mon école publique. « C’est avec une telle mobilisation citoyenne, quelle que soit la forme qu’elle prend, que nous démontrerons aux parlementaires qu’en s’unissant, on peut arriver à un réel changement! », conclut-elle.