Faire face aux changements

Depuis septembre dernier, Olivia Smeesters a fait preuve de persévérance, à l’école et à son club de gymnastique. Dans le cadre des Journées de la persévérance scolaire, le journal Les Versants a rencontré la jeune fille.

« Olivia est une nouvelle élève avec nous, en 6e. Juste cette année, elle termine le primaire ailleurs. Elle a changé de ville, changé d’école, changé d’amis. Elle fait aussi du compétitif en gymnastique, donc elle a dû se joindre à un nouveau club. Elle a changé partout! » mentionne son enseignante, Marie-Claude Lajeunesse. La famille d’Olivia demeurait au centre-ville. Elle a aménagé à Saint-Basile afin d’avoir une cour arrière. 

Entre son école à Montréal et celle à Saint-Basile-le-Grand, les apprentissages ne sont pas les mêmes. Une différence qui a fait en sorte que les notes de la jeune écolière étaient en baisse au début de l’année. Elle a eu besoin d’une période d’adaptation de quelques mois. « Olivia ne baisse jamais les bras! Elle monte les échelons. Elle est vraiment persévérante. L’attitude positive, c’est un atout chez elle. Puis elle vient toujours aux récupérations », raconte Marie-Claude Lajeunesse, qui évoque les mouvements répétitifs de la gymnastique pour expliquer la persévérance de son élève. Récemment, l’athlète a décroché le bronze et quatre rubans. En entrevue, c’est avec des étincelles dans les yeux qu’elle en parlait.  

Persévérance

Quand on lui demande de définir la persévérance, la jeune fille répond en faisant un lien avec sa gymnastique. « La persévérance, c’est quand tu veux vraiment aller jusqu’au bout. Même si tu ne réussis pas, tu continues pareil. Sans lâcher. En gymnastique, je ne réussissais pas ma rondade flip. J’ai continué à la pratiquer, et cette année, je l’ai parfaitement réussie! » dit-elle fièrement.

Selon elle, c’est un peu grâce à la gymnastique si elle persévère dans d’autres sphères de sa vie. Comme à l’école. « L’année passée, le prof a pris deux mois de retard. Quand je suis arrivée ici, on faisait de la révision, mais il y a des choses que je n’avais pas vues encore. »

La Grandbasiloise aime l’école parce qu’elle apprend et parce que ça lui ouvre des portes pour le marché de l’emploi dans l’avenir. « Ça nous donne la chance d’avoir un plus grand nombre de travail disponible », note-t-elle.

Elle aime les arts plastiques et l’univers social, « parce qu’on apprend ce qui s’est passé il y a longtemps ». Puis en hésitant, elle évoque le français et les mathématiques, bien qu’elle n’aime pas les résolutions de problèmes. « Je trouve qu’il faut vraiment se casser la tête. Si tu ne fais pas la bonne affaire dès le début, tous tes calculs sont faux. »

Hockey cosom

Depuis son arrivée à l’école de la Mosaïque, Olivia s’est aussi initiée à la Ligue de hockey de la Mosaïque. Plusieurs jeunes s’adonnent au hockey cosom sur l’heure du midi. En décembre dernier, l’équipe d’Olivia a soulevé le trophée des champions. « Je n’avais pas ça à Montréal. Je trouve ça bien parce que ça permet de s’amuser et de socialiser. »

Enfin, celle qui amorcera le secondaire dans quelques mois y va d’un conseil sur la persévérance. « Si tu as un rêve à faire, essaie d’y aller petit à petit. Ce n’est pas grave si tu échoues, fais juste recommencer chaque fois. À un moment donné, tu vas y arriver. »