Exaspérés par la vitesse
Plusieurs résidans du Sommet Trinité sont exaspérés de voir les véhicules ne pas respecter les limitations de vitesse.
« Il n’est pas rare de voir des voitures en soirée rouler à 80, 90 km/h dans cette zone résidentielle limitée à 40 km/h. Même les vélos font des excès de vitesse dans la descente », explique un citoyen qui veut depuis 2009 faire respecter la limitation de vitesse dans son quartier. Le panneau électronique situé près de chez lui, indiquant la vitesse des véhicules, affiche en effet rarement l’image d’un petit bonhomme vert souriant, signe du respect de la limitation de vitesse. Un autre résidant du quartier s’inquiète des pratiques de certains jeunes qui se servent des pentes abruptes de l’endroit pour dévaler la côte à toute allure sur des planches à roulettes. Des performances interdites que les jeunes contrevenants n’hésitent pas à publier sur les réseaux sociaux.
Changement
Consciente du problème, la Ville de Saint-Bruno-de-Montarville a réagi l’an dernier en installant des bollards (tiges verticales ancrées dans l’asphalte) qui forment un passage plus étroit pour les voitures, les obligeant à freiner. « Cela force les automobilistes à réduire leur vitesse. Aussi, nous avons installé cette année un indicateur de vitesse pour rappeler aux automobilistes qu’ils sont dans une zone résidentielle. J’ai déjà remarqué une différence », explique Marilou Alarie, conseillère municipale du district où se trouve le Sommet Trinité.
« Il n’est pas rare de voir des voitures en soirée rouler à 80, 90 km/h dans cette zone résidentielle limitée à 40 km/h. » – Un résidant du Sommet Trinité
Cependant, l’indicateur de vitesse se trouve au bas d’une pente, dans un virage, et les automobilistes ne peuvent le voir qu’à la dernière minute. « Il faut dire que la rue du Sommet-Trinité n’est pas en ligne droite et l’indicateur de vitesse doit être fixé à un lampadaire. C’est le meilleur endroit que nous ayons trouvé », précise Mme Alarie.
La Ville a pensé aux dos d’âne, mais il ne serait pas sécuritaire de les installer dans une pente aussi abrupte.
Opérations policières
« En juin, une opération policière a permis de donner une cinquantaine de constats d’infraction pour excès de vitesse aux automobilistes et aux cyclistes », indique Mme Alarie, qui montre encore là que la zone est connue et très surveillée.
Pour certains résidants, les mesures prises sont peut-être utiles, mais pas suffisantes. « Les policiers ne sont pas toujours ici. Depuis qu’on est dans l’agglomération de Longueuil, Saint-Bruno, qui se situe au bout de l’agglomération, a beaucoup moins de policiers affectés à la ville. La solution serait de mettre un radar photo mobile pour rendre l’endroit sécuritaire, proposer une zone sécuritaire réservée aux piétons aussi bien l’été que l’hiver. Lorsqu’il y a de la neige, l’espace réservé aux piétons, qui n’est séparé que d’un trait de peinture de la voie pour les voitures, n’est jamais déneigé », s’exaspère un citoyen du quartier.
Peut-être une autre mesure
L’endroit, qui sert de piste d’entraînement aux clubs cyclistes du coin pour ses pentes abruptes et où une circulation de transit, afin d’éviter le trafic de la route 116, s’est installée, est connu de tous. La Ville, qui a déjà installé un dos d’âne en entrant dans le quartier du Sommet Trinité, pour rappeler à tous qu’ils circulent dans un quartier résidentiel, semble ne pas suffire à la tâche. Mme Alarie étudie avec les services municipaux la possibilité de mettre une nouvelle mesure en place pour prévenir cyclistes et automobilistes. « On réfléchit avec le Service des communications à ajouter des panneaux rappelant aux usagers de la route qu’ils entrent dans un quartier résidentiel. En ce qui concerne la zone de transit pour ceux qui prennent la 116, on ne peut malheureusement pas légiférer et leur interdire le passage », de conclure Mme Alarie.

