Enquête administrative contre le Service de police de l’agglomération de Longueuil
La mairesse de Longueuil, Catherine Fournier, a demandé au ministre de la Sécurité publique du Québec de tenir une enquête administrative sur le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) à la suite du décès de Nooran Rezayi, survenu lors d’une intervention policière le 21 septembre dernier à Saint-Hubert.
Le 21 septembre, Nooran Rezayi, 15 ans, a été mortellement abattu par un policier du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) lors d’une intervention dans le secteur Saint-Hubert.
La mairesse de Longueuil, Catherine Fournier, a demandé au ministre de la Sécurité publique, Ian Lafrenière, de déclencher une enquête sur le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) en vertu de l’article 279 de la Loi sur la police.
« Cette demande fait suite au partage d’informations très sérieuses, communiquées à la mairesse de Longueuil les 19 et 26 novembre, contenues dans des correspondances transmises par Me Brigitte Bishop, du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI), à l’attention du directeur du SPAL, Patrick Bélanger. Ces lettres révèlent plusieurs manquements présumés aux obligations légales et réglementaires du SPAL dans le fil des événements survenus après le décès tragique de Nooran Rezayi, à la suite de tirs policiers », fait savoir la Ville de Longueuil.
Le ministre de la Sécurité publique, Ian Lafrenière, a indiqué qu’il étudiait sa demande avec le BEI et Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) afin de ne pas nuire aux enquêtes actuelles.
Manquements présumés
Dans le cadre de sa demande au ministre, la mairesse a également présenté une série de questions clés sur lesquelles l’enquêteur pourrait se pencher dans le cadre de son mandat, notamment en ce qui concerne le respect des obligations légales et réglementaires, ainsi que sur les causes potentielles des manquements présumés.
« À l’instar de la mairesse Catherine Fournier, le SPAL souhaite que cette démarche puisse rassurer le public et permettre de faire toute la lumière sur les circonstances entourant le déclenchement de cette enquête indépendante du BEI et de l’appel qui est à l’origine de ce triste événement », fait savoir le SPAL qui, en vu des enquêtes en cours, ne répondra pas aux questions.
La mairesse de Longueuil a tenu à souligner que « l’intégrité de l’état-major et le sens du devoir des policières et des policiers du SPAL ne sont pas remis en question. Toutefois, nos organisations doivent être imputables et ce principe prévaut pour l’ensemble de celles et ceux qui en ont la charge », a-t-elle tenu à rappeler.
