En immersion pour… reboucher les nids-de-poule à Saint-Bruno

La Direction des travaux publics de Saint-Bruno, c’est 51 personnes salariées permanentes et 13 temporaires. Depuis le printemps, leur principale préoccupation : les nids-de-poule.
Pluie, froid, soleil, chaleur, gel… les variations climatiques ont rendu la vie dure cette année à l’asphalte de nos routes. Et quand on a à reboucher des nids-de-poule, ce sont les travaux publics de la Ville qu’on appelle. Dany Dolan, contremaître, voirie et circulation à Saint-Bruno-de-Montarville, a accepté de nous faire un état des lieux de la situation tout en suivant une équipe de boucheurs de trous.
Avant d’arriver au travail, un coup d’œil sur la météo. « On vit avec la météo. On regarde un site de météo spécialisé tous les matins pour savoir si nous allons faire nos interventions », explique M. Dolan. Plusieurs critères entrent en jeu dans l’explication d’un nid-de-poule. La qualité de l’asphalte utilisé, si la route est passante ou pas, mais surtout la météo. Le trou doit être sec pour intervenir : en présence d’eau, la réparation ne durerait pas très longtemps. « En cas de gel ou de dégel prononcé, les nids-de-poule apparaissent rapidement, car l’eau s’infiltre sous l’asphalte et en gelant, le soulève. Ensuite, le passage des autos fait que l’asphalte s’en va et laisse un nid-de-poule », dit-il
Les travaux de surface sont du ressort des travaux publics; pour une réfection de route au complet, ce sera le département du génie qui s’y emploiera, mais les deux départements communiquent entre eux. « On parle beaucoup avec le département du génie. Tout au long de l’année, plusieurs chantiers sont programmés et affichés sur un tableau, on s’y réfère toujours. Lorsqu’il prévoit de gros travaux, on ne va pas reboucher les trous tout de suite », signale le contremaître.

« En cas de gel ou de dégel prononcé, les nids-de-poule apparaissent rapidement, car l’eau s’infiltre sous l’asphalte, et en gelant, le soulève. » – Dany Dolan

100 tonnes d’asphalte
Quand une route est bien faite, elle ne devrait pas connaître de problème pendant une période de 15 à 20 ans. Chaque année, ce sont près de 100 tonnes d’asphalte qui sont employées pour faire les réparations à Saint-Bruno. « Environ 40 tonnes d’asphalte chaudes et 40 tonnes d’asphalte tièdes. C’est la base pour une saison », précise M. Dolan. En plus de l’asphalte froid, utilisé pour des conditions particulières, ce sont entre 10 000 et 15 000 dollars qui sont dépensés.
En plus de reboucher les nids-de-poule, le secteur des travaux publics, c’est aussi le déneigement, des travaux de signalisation, des services de propreté … « Ce sont en tout une quinzaine de véhicules que nous possédons et qu’il faut entretenir. » Proche de l’écocentre, le bâtiment est une vraie fourmilière où derrière chaque porte, un nouveau corps de métier s’active.
Un service 20 h/24
Dans le bureau de répartition des appels, les standardistes répondent aux appels de la Ville, des citoyens, du 911 en cas d’urgence et depuis l’an dernier, c’est le service Voilà! qui s’est ajouté. Une application pour téléphones intelligents qui permet de signaler un nid-de-poule directement à la Ville en le prenant en photo. « Quand on reçoit un signal, il y a toujours une vérification qui est faite dans les 24 h. On intervient pour savoir s’il faut sécuriser ou intervenir. La réparation peut arriver dans les cinq jours. Au cas où la police nous signale une crevaison à cause d’un nid-de-poule, on est amenés à répondre rapidement à l’urgence », indique M. Dolan, et le contremaître vérifie, grâce à son GPS, où toutes les interventions à faire ou déjà faites sont signalées. Même dans son véhicule, le contremaître peut vérifier le tout à l’aide d’un ordinateur accroché sur le tableau de bord.
Une fois détecté, le nid-de-poule est traqué par une équipe de deux coéquipiers qui partent à bord de leur camionnette remplie d’asphalte, d’une pioche, d’un pilon et de beaucoup « d’huile de coude ». « Il faut être en bonne forme physique et ne pas avoir de problèmes de santé pour travailler. Tout le monde peut faire ce travail. »
D’abord les grandes artères
La priorité est donnée aux grandes artères comme les boulevards Clairevue, des Promenades St-Bruno et Seigneurial. « Quand les grands secteurs sont faits, on y va rue par rue. » Parfois, les routes sont tellement endommagées qu’un resurfaçage de printemps est nécessaire. C’est d’ailleurs ce qui a été fait en 2014 sur une partie du boulevard Clairevue. «  En ce qui concerne les grandes artères, le resurfaçage est bon pour 5 à 10 ans. » Le rendez-vous est pris pour voir l’état de la route en 2019.
Les citoyens sont invités à signaler un nid-de-poule au 450 645-2960 en utilisant l’application Voilà! ou encore, en cas d’urgence, en appelant le 911 24h/24. Ils auront sûrement la chance de tomber alors sur le personnel de la Ville de Saint-Bruno qui ne ménage pas son temps pour que les routes soient belles toute l’année.
Voilà! : première année complétée pour l’application
Depuis la mise en place de l’application Voilà! à Saint-Bruno-de-Montarville, la Ville a dénombré au mois d’avril 47 demandes faites depuis 2014 (date de la mise en œuvre), dont 12 déclarations provenant de l’interne. Lorsque les contremaîtres se déplacent sur le territoire, ils utilisent cette application pour signaler les travaux à faire. Les autres demandes, soit 35, proviennent de particuliers. Sur l’ensemble des déclarations, ce sont 17 nids-de-poule qui ont été signalés.