Du chocolat à Saint-Bruno depuis 40 ans 

La Chocolaterie Heyez souligne son 40e anniversaire à Saint-Bruno-de-Montarville.

« Ça marque l’histoire », commente la copropriétaire de la Chocolaterie Heyez, Karolanne Pomerleau. 

Elle et son conjoint, Jérôme Savoie-Lemay, sont propriétaires de la boutique de chocolat depuis maintenant huit ans. Ils ont pris la relève de Hubert Heyez et sa femme, Annie Fournier. « Ce 40e, c’est aussi la réussite de la transition. Ça signifie que nous avons bien respecté les valeurs de la chocolaterie. Le succès de l’entreprise s’est perpétué. C’est ce que nous voulions, poursuivre la recette gagnante », explique Karolanne Pomerleau. 

Heyez existe à Saint-Bruno depuis 40 ans. Mais, il faut savoir qu’avant de s’établir ici, Charles et Janine Heyez (les parents d’Hubert) ont fondé la chocolaterie en 1946, en Belgique. L’entreprise célèbre donc son 80e anniversaire. 

Aujourd’hui, les nouveaux propriétaires ont chacun leurs responsabilités. Jérôme est chef chocolatier. Il s’occupe de la production et gère l’équipe en arrière-boutique. Karolanne est responsable de la boutique, des distributeurs, du corporatif et des commandes. 

Quand on leur demande ce que ça représente, en tant que Montarvillois, d’être propriétaires de l’une des quelques institutions encore active à Saint-Bruno, ils évoquent un sentiment d’appartenance. « Saint-Bruno, c’est une belle communauté de commerces locaux. Les clients sont fidèles et toujours au rendez-vous », mentionne Jérôme Savoie-Lemay. 

Les défis de la transition  

Prendre les rênes d’un commerce déjà existant présente son lot de défis. La hausse du coût du chocolat a été un enjeu depuis les dernières années. Toutefois, les nouveaux propriétaires se sont fait un devoir de ne pas altérer la qualité de la matière première, venue de Belgique. « Quand tu lances ton entreprise, tu fais ton propre chemin. Mais nous, Heyez était déjà établie. Ces personnes sont exceptionnelles. Nous, c’est d’être à la hauteur de ces personnes-là. C’est ce qui est le plus difficile, au début. Quand on commence, on apprend. On n’est pas parfaits. L’expérience vient avec le temps. Nous avons fait des ajustements, avons pris les bouchées doubles pour être à la hauteur, pour garder ta clientèle. Huit ans plus tard, c’est un sentiment d’accomplissement personnel d’avoir réussi », déclare le couple.