Difficile de vendre les coquelicots pour le Jour du Souvenir

La période de pandémie de COVID-19 a rendu la tâche plus difficile à la Légion de Saint-Bruno-de-Montarville, mais son avenir n’est pas pour autant menacé à court terme. 

En 2019, l’organisme, qui a ses locaux sur la rue Roberval, a connu des difficultés financières, notamment en raison du fait qu’il devait procéder au paiement des taxes de 15 000 $ à la Municipalité chaque année pour son local. Bell, qui est l’entreprise propriétaire du bâtiment, a finalement repris cette charge, ce qui libère un peu de poids des épaules de la Légion 147. 

« Pour les deux ou trois prochaines années, nous aurons les fonds nécessaires afin de continuer nos activités », dit le président de l’organisme, Jean Bédard. La division de Saint-Bruno fait partie de celles qui sont épargnées et n’auront pas besoin de fermer.
M. Bédard indique cependant que chaque semaine, environ sept ou huit divisions de la Légion n’ont d’autre choix que de mettre la clé sous la porte par manque de financement.

Si le financement accumulé est suffisant pour garantir le maintien des activités de l’organisme, le scénario n’est pas le même pour les sommes que la Légion remet en temps normal aux autres organismes montarvillois.

3500 $

C’est la somme amassée en 2020 durant la campagne des coquelicots, un fraction des 16 000$ récoltés en 2019

Difficile de vendre les coquelicots

C’est que la vente de coquelicots ne peut plus être réalisée avec la présence de militaires dans les points de vente durant la campagne annuelle, ce qui a notamment pour effet de réduire les dons qu’effectuent les citoyens pour se procurer un coquelicot en vue du Jour du Souvenir. « En 2019, nous avions réussi à amasser environ 16 000 $ avec la vente de coquelicots dans les différents commerces de la région. L’an dernier, c’était plutôt 3 500 $. » 

Cette chute radicale des sommes amassées durant la campagne, qui constitue le principal moyen d’amasser de l’argent que la Légion donne à des organismes, a fait en sorte que certains organismes communautaires n’ont pu recevoir de dons cette année. « En temps normal, nous faisons un don à la Maison Victor-Gadbois et au Centre d’action bénévole, mais nous n’en avons pas les moyens pour 2021 », dit M. Bédard. 

Malgré les taux de vaccination qui sont élevés dans la province et la pandémie de coronavirus qui perd du terrain, l’autorisation n’a toujours pas été donnée par le gouvernement pour que les activités de vente de coquelicots se fassent comme à l’habitude. La filiale montarvilloise de la Légion s’attend donc à ce que les ventes pour 2021 soient semblables à celles de 2020, un coup dur qui pourrait réduire encore davantage les dons qui seront octroyés à des organismes de Saint-Bruno.