Des producteurs dans l’eau
Les aléas de la météo cet été n’annulent pas seulement des matchs de baseball et des activités de camps de jour. Dame Nature perturbe aussi le travail des producteurs.
C’est le cas notamment de Louise Marie Beauchamp, des Jardins de Marie-Bio, qui reconnaît que la saison n’est pas facile. « Comme tout le monde, nous avons perdu des plants en raison du gel. Nous avons planté d’une façon désordonnée et tardive [à cause] des froids et de la pluie. Tandis que le piochage a été presque inexistant, faute de conditions favorables », exprime Louise Marie Beauchamp.
Un appel à l’aide au gouvernement
La semaine dernière, l’Union des producteurs agricoles (UPA), l’Association des producteurs maraîchers du Québec (APMQ), l’Association des producteurs de fraises et framboises du Québec (APFFQ), les Producteurs de pommes de terre du Québec (PPTQ) et les Producteurs de légumes de transformation du Québec (PLTQ) se sont réunis afin de lancer un cri du cœur. Ensemble, ils ont réclamé au gouvernement du Québec une aide d’urgence dans la foulée des événements climatiques extrêmes, vécus péniblement au cours des dernières semaines par des centaines de producteurs horticoles.
Plusieurs d’entre eux ont perdu une partie de leurs récoltes en raison des précipitations de pluie abondante des dernières semaines. L’UPA estime que l’ensemble des régions est touché, plusieurs ayant reçu des quantités d’eau records.
Louise Marie Beauchamp reprend. « Nous ne produisons plus en grande quantité, heureusement, reconnaît-elle. Mais disons que le premier obstacle, cette année, a été le retard dans notre programmation de champs. »
Pour l’entreprise de Saint-Basile-le-Grand, la récolte a « quand même été suffisante » pendant les mois de juin et juillet. Or, ce n’est plus le cas maintenant… « Mais actuellement, les plants meurent, gorgés d’eau et en manque de soleil. Ils sont attaqués de toutes parts par les insectes, les limaces et les maladies fongiques. Ou bien ils sont simplement noyés! » déplore Mme Beauchamp.
Selon elle, ça devient pénible de récolter sous les averses, alors que le nettoyage des légumes boueux augmente la charge de travail. « Tout ça pour dire que c’en n’est pas une facile! Mais nous sommes conscients de la nécessité de notre travail et privilégiés de la gratitude de nos clients. »
Fermeture
Le journal Les Versants a aussi contacté Les Écos Jardins Rive-Sud, une ferme maraîchère de Sainte-Julie, pour savoir comment la météo affecte leur boulot. La réponse est arrivée par écrit. « Malheureusement, nous fermons l’entreprise. Nos dirigeants mondialistes et apatrides sont beaucoup plus dangereux que le climat ou les perturbations météorologiques, à mon humble avis de maraîcher biologique de petites surfaces », nous a-t-on précisé.
De son côté, Louise Marie Beauchamp insiste sur l’importance du travail des agriculteurs, « ces ouvriers de première ligne dont la vie est dédiée à nourrir leurs concitoyens. Soyons-en tous conscients en soulignant leurs efforts et en soutenant leurs revendications et leurs besoins ».


