Des pompiers sur le toit

Pour le chef de division du Service de sécurité incendie de l’agglomération de Longueuil, Sylvain Deschamps, nous avons évité une catastrophe vendredi dernier au-dessus des Promenades St-Bruno.
« C’est un miracle que l’un des pilotes s’en soit sorti indemne, et nous avons été très chanceux qu’il n’y ait pas eu davantage de blessés chez les citoyens qui étaient aux Promenades », mentionne au journal Sylvain Deschamps.
Lorsque le Service de sécurité incendie de l’agglomération de Longueuil a été dépêché sur les lieux de l’accident, les pompiers ont procédé par étapes. « D’abord, nous devons localiser les deux avions, l’un sur le toit, l’autre au sol. Nous devons ensuite porter secours aux blessés, sortir les corps des avions et déployer des périmètres de sécurité », explique M. Deschamps.
Un périmètre de sécurité pour les curieux a été défini afin de leur éviter des blessures, et un autre périmètre de sécurité en raison du kérosène qui s’écoulait sur l’asphalte. Les sapeurs se sont dépêchés de recouvrir de mousse tout liquide inflammable afin de neutraliser les risques de dommages.

« Nous avons été très chanceux qu’il n’y ait pas eu davantage de blessés chez les citoyens qui étaient aux Promenades. » – Sylvain Deschamps

Sur le toit, une ligne de gaz naturel avait été endommagée à la suite de l’écrasement de l’un des avions, ce qui préoccupait les pompiers, mais Sylvain Deschamps précise qu’il n’y a pas eu de fuite. Un véhicule de Gaz Métro a d’ailleurs été aperçu sur le site.

Du kérosène qui s’infiltre

Le chef de division affirme que du kérosène s’est infiltré à l’intérieur d’un corridor du bâtiment des Promenades St-Bruno avant que la brèche soit colmatée. Selon lui, de 10 à 20 gallons de kérosène se sont infiltrés à l’intérieur. « À tout moment, il y aurait pu y avoir un risque d’explosion ou d’incendie, c’est pourquoi nous avons tout de suite réduit ce risque. » Le commerce du Simons, sur lequel l’un des avions s’est écrasé, a notamment été évacué rapidement.
Parce que l’avion sur le toit n’a pas piqué du nez comme l’appareil qui s’est écrasé au sol, mais est plutôt venu s’échouer contre l’épaisse couche de neige, il n’y a jamais eu risque d’effondrement, annonce Sylvain Deschamps. « Il y a une poutrelle qui a été légèrement bosselée, mais de la façon dont l’avion a percuté le bâtiment, et en raison de sa grosseur, il n’y a jamais eu risque d’effondrement du toit. »

Puits de lumière

Le centre commercial des Promenades St-Bruno est pourvu de puits de lumière, qui se trouvent à environ 200 pieds du lieu où l’avion tombé sur le toit se trouvait. S’il avait fallu que l’appareil traverse ces puits de lumière lors de sa chute, on parlerait différemment aujourd’hui. « Il y aurait eu beaucoup plus de blessés et notre travail aurait été différent. Le scénario de tout le monde aurait été différent », pense Sylvain Deschamps.

Une rareté

De mémoire, le chef de division ne se souvient pas d’un incident semblable survenu sur le territoire au cours des 25 dernières années. « C’est extrêmement rare. Pour le nombre d’avions qui décolle de l’aéroport de Saint-Hubert, nous sommes chanceux que cela ne se produise pas plus que ça. »