Des pistes de solution à l’étude
Projet de condos « Saint-Bruno sur le lac »
Les propriétaires des huit résidences limitrophes aux phases 4 et 5 des condos « Saint-Bruno sur le lac » ont rencontré la Ville de Saint-Bruno et le promoteur, José Lobato, le 15 juillet dernier. Après des échanges sur les inquiétudes et interrogations de chacun pendant deux heures et demie, des pistes de solution seraient à l’étude.
Rappelons que parmi les inquiétudes et les demandes rapportées par les citoyens, ceux-ci souhaiteraient entre autres que les hottes d’évacuation de CO2 du stationnement soient déplacées, qu’une clôture ou une haie de cèdres soit aménagée au bout de leurs terrains, que la nuisance sonore durant les travaux soit mieux contrôlée et que la zone tampon promise initialement soit créée.
Marilou Alarie, mairesse suppléante, estime que la rencontre s’est bien déroulée après que tous ont fait part de leurs commentaires. « Les citoyens ne sont pas contents de la situation, c’est évident. Ils se sentent mis de côté et frustrés de ne pas avoir été consultés avant que soient acceptées les deux dernières phases du projet, rapporte Mme Alarie. Mais je suis très contente de l’ouverture d’esprit dont ont fait preuve les résidants, à la fin de la réunion. »
À cet effet, Mme Alarie ne s’explique pas comment les phases 4 et 5 ont pu être adoptées par le conseil précédent sans que les résidants aient été interpellés. « Comment se fait-il que le comité consultatif d’urbanisme n’ait pas réfléchi ni même pensé aux huit résidences limitrophes avant de donner son approbation au conseil en août 2012?, se questionne celle qui est également conseillère responsable des dossiers d’urbanisme. Le conseil municipal aura, en quelque sorte, la tâche de réparer les erreurs du passé et de veiller à ce que les deux parties trouvent des solutions satisfaisantes, qui respectent les règlements municipaux, bien entendu. »
De son côté, Sylvie Lusignan, résidante la plus incommodée par le projet, reste sur sa faim. « Il est trop tard pour changer quoi que ce soit au projet. Oui, la Ville et le promoteur ont reconnu qu’il y avait eu des erreurs de communication, mais maintenant, on fait quoi pour améliorer les choses?, exprime-t-elle. Nous sommes pris en otage parce que le constructeur veut attendre que les fondations du projet collées à nos terrains soient érigées avant d’étudier la problématique de l’écoulement des eaux, entre autres. On arrête des projets parce qu’il faut sauver des grenouilles… qu’en est-il des citoyens? »
La Ville a mis en place une ligne directe pour ces résidants afin qu’ils puissent faire part rapidement de leurs remarques, commentaires et observations au besoin.
M. Lobato n’a pas retourné les appels du journal.


