Des joueuses de ringuette de Sainte-Julie se rendent aux Jeux du Québec
Des joueuses de ringuette de Sainte-Julie se sont rendues aux Jeux du Québec au mois de mars dernier. L’équipe de la Rive-Sud a gagné la médaille d’or.
Deux joueuses, Maxime Robinson, 17 ans, et Aurélie, 16 ans, en compagnie de leur entraîneur, Jean-François Marcil, ont raconté leur expérience au journal. « C’était une expérience incroyable. J’ai déjà accepté d’être présent pour la prochaine édition », confie M. Marcil. Il ajoute « C’était exceptionnel, cette année. La catégorie d’âge pour les Jeux du Québec était de 13 à 16 ans. C’est à cause de la pandémie. On voulait permettre à plus de jeunes de participer. C’était un bon défi. Ça prenait des filles plus âgées pour réussir à incorporer les plus jeunes », explique l’entraîneur.
« À la première pratique, ç’a très bien été. On s’entendait bien dès le départ. On avait une belle chimie. Sur la glace, ça ne paraissait pas que l’on avait une grande différence d’âge », renchérit Maxime Robinson.
À titre d’entraîneur de ringuette depuis plusieurs années, Jean-François Marcil se rendait pour la première fois aux Jeux du Québec. Il a pu choisir les assistants entraîneurs qui seraient avec lui durant les Jeux. « Autant les filles ont eu une chimie incroyable, autant l’équipe d’entraîneurs avait une belle complicité », explique-t-il.
Sélections
Parmi la soixantaine de joueuses présentes aux camps de sélection, seulement 16 ont été choisies pour la compétition. Maxime pratique ce sport depuis bientôt 10 ans. Elle se sentait confiante lors des sélections. « Je suis habituée à jouer au niveau compétitif, j’étais confiante. » De son côté, Aurélie, qui joue depuis environ le même nombre d’années que Maxime, nourrissait quelques doutes. « Cette année, avec l’équipe de la ville, j’ai essayé d’intégrer l’équipe AA, mais je n’ai pas été sélectionnée. Alors, je n’étais pas certaine de mes chances pour les Jeux », confie la joueuse.
Préparation
Les entraînements étaient très différents lors de la compétition provinciale comparativement à ceux de leur équipe habituelle. « En général, avec l’équipe de la ville, on s’entraîne environ une ou deux heures par semaine. Aux Jeux du Québec, on avait un camp d’entraînement, c’était différent », confie Maxime. Pour Aurélie, qui est dans un programme sport-études, la ringuette lui demande plus de temps. Elle s’entraîne deux fois par semaine sur la glace et hors glace, en plus d’une séance d’entraînement en parcours (CrossFit) une semaine sur deux. « Aux Jeux, l’entraînement était différent aussi parce que l’on essayait toutes de s’impressionner mutuellement », mentionne Aurélie. « C’était des entraînements différents. Habituellement, on se concentre sur la technique. Mais pour cette compétition, on a misé sur la stratégie pour solidifier notre équipe. Elles sont de bonnes joueuses, ce n’était pas compliqué de leur montrer des stratégies », explique l’entraîneur.
Lors des Jeux
La compétition a commencé par des qualifications pour ensuite atteindre la ronde éliminatoire. « Pendant les rondes de qualification, on a tout donné et ça s’est très bien passé, alors le stress a diminué. Par la suite, on s’est amusées, on ne se sentait pas sous pression », explique Maxime. Elle ajoute « C’était tellement plaisant, l’ambiance était exceptionnelle, surtout pendant les finales ».
» C’était tellement plaisant, l’ambiance était exceptionnelle, surtout pendant les finales. » – Maxime Robinson
Maxime a compté le but de la victoire pour la médaille d’or. « À la troisième période, le pointage était deux à deux. Et puis, à deux minutes de la fin, Max a compté un but. C’était vraiment spécial. Le bruit, les estrades pleines, les caméras de télévision », explique l’entraîneur. Les filles n’auraient rien fait différemment; elles sont satisfaites de leur performance.
Projets futurs
Les joueuses ne pourront pas retenter l’expérience aux Jeux du Québec à cause de leur âge, mais elles comptent persévérer dans ce sport. Maxime commence le cégep au mois de septembre prochain, alors elle compte prioriser ses études, mais elle n’abandonne pas la ringuette pour autant. Aurélie poursuit ses études secondaires dans le programme sport-études. Elle souhaite également réessayer d’intégrer l’équipe AA.


