Des études démontrent la capacité de développer

Déploiement résidentiel au sud 116

Selon trois études, publiées entre 1993 et 2012, les réseaux de la Régie intermunicipale d’assainissement des eaux usées de Saint-Basile/Saint-Bruno (RIAEU) et routier pourraient accueillir des milliers de nouveaux résidants, d’ici 2025, à Saint-Bruno, Saint-Basile et Carignan (territoire frontalier à Saint-Bruno).

En 1993, la Ville de Saint-Bruno mandatait la firme DELUC pour une « Étude du Grand Boulevard – Développement sud de la 116 », afin de « prévoir le gabarit du Grand Boulevard, de la montée Sabourin et de l’échangeur Seigneurial en fonction du rezonage du secteur situé au sud de la route 116 ».

Dans ce document, il est précisé que : « Compte tenu que le secteur de la Ville de Carignan situé entre le ruisseau Massé et la limite de la ville de Saint-Bruno est inaccessible par les services publics de la ville de Carignan, et que ce secteur a récemment été rezoné pour une fonction résidentielle, il a été jugé bon de tenir compte de ce secteur dans le cadre de la présente étude. »

Le rapport informe alors que Saint-Bruno peut recevoir entre 1 855 et 2 440 nouveaux logis (pour 5 800 à 7 700 personnes), Carignan, entre 300 et 420 (environ 900 à 1 400 personnes), et Saint-Basile, de 1 100 à 1 650, au sud de la 116.

Étude de la RIAEU

En 2007, la RIAEU mandate la firme DESSAU pour évaluer la capacité résiduelle des ouvrages d’assainissement municipaux (étangs aérés). Le rapport, intitulé Évaluation de la capacité résiduelle des ouvrages d’assainissement et publié en mars 2008, détermine entre autres qu’avec 12 % de boues, le réseau pourrait accueillir 45 000 personnes supplémentaires. À 15 %, ce sont 40 000 personnes de plus qui peuvent être desservies. Au moment de l’analyse, Saint-Bruno comptait 24 388 résidants et Saint-Basile, 15 605.

On peut également lire dans le document que « selon les informations transmises par la ville de Saint-Bruno, (celle-ci) dispose de suffisamment de terrains situés en zone blanche pour permettre la construction de 120 logements par an pour les 24 prochaines années. En considérant (cette affirmation) et une stabilité du nombre de personnes par ménage, les projections de population ont été établies sur la base d’une augmentation de 1 555 personnes par 5 ans, de 2006 à 2030. Ainsi, d’ici 2025, la population augmenterait de 6 220 habitants. En ce qui concerne les estimations données par la Ville de Saint-Basile, l’augmentation de population serait de l’ordre de 5 000 habitants d’ici 2025. »

La RIAEU bloque le projet

En septembre 2012, l’ancien maire de Saint-Bruno, Claude Benjamin, obtient le soutien de son homologue grandbasilois, Bernard Gagnon, pour bloquer l’accès au réseau, au projet Riviera, par une résolution du conseil de la Régie.

Toutefois, le 26 mai 2011, un vote unanime avait été donné à la Ville de Carignan qui demandait alors à la MRC de la Vallée-du-Richelieu de modifier son Schéma d’aménagement afin de « permettre le développement d’une partie du golf Le Riviera qui se situe à l’intérieur du périmètre d’urbanisation […] ». Bernard Gagnon siégeait au conseil.

Une circulation facilement absorbée

Entre les 15 et 17 décembre 2011, une étude de circulation, effectuée par la firme BPR, est réalisée aux angles de trois carrefours : Grand Boulevard Est/de la Fougère; Grand Boulevard Est/De Boucherville; et De Boucherville/de la Fougère.

Le rapport de lÉvaluation des impacts associés à l’implantation du projet de développement résidentiel Golf Le Riviera à Carignan, publié en mars 2012, conclut que « les niveaux de service actuels et anticipés durant (les) périodes de pointe sont excellents aux trois carrefours, ce qui implique que la géométrie actuellement en place peut facilement absorber la circulation anticipée après le développement du secteur. L’étude des temps de parcours permet de démontrer que le développement du nouveau secteur ne générera pas d’augmentation de la circulation dans les rues du secteur avoisinant et notamment sur la rue Antoine-Forestier. »