Des cols bleus surpris et impatients à Saint-Bruno

Les cols bleus ont appris la démission du directeur général en même temps que leurs actions de mobilisation pour demander d’aboutir à une entente dans leur convention de travail à Saint-Bruno.

Les cols bleus ont pris la pause à 9 h 30 en se déguisant devant l’hôtel de ville est en manifestant. À pied ou en camion, ils ont fait du bruit pour réclamer l’avancée des négociations afin de trouver une entente sur une convention collective échue depuis 2019.

En juillet, le syndicat indiquait au journal qu’« en 2013, nous avions réussi à trouver une entente en 10 rencontres, nous en sommes déjà à 11 et nous n’avons toujours pas d’offre sérieuse », indiquait aux Versants Alain Gareau, président du syndicat des cols bleus à Saint-Bruno. Le 20 juillet, une assemblée générale avec un vote sur le début des moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève avait été décidé et le résultat était de 100 %.

L’heure et le lieu n’avaient pas été choisis en fonction de l’annonce que s’apprêtait à leur faire le directeur général (DG) de la Ville Sylvain Brouillette. En effet, M. Brouillette avait donné rendez-vous par visioconférence aux employés de la Ville pour leur annoncer sa démission ce matin à 9 h 30.

C’est le journal Les Versants sur les lieux qui a appris aux cols bleus que leur DG démissionnait. « Je ne le savais pas. Nous l’apprécions beaucoup. Il était rempli de bonnes intentions. C’est malheureux. Je suis à ma 34e année à Saint-Bruno et j’ai vu passer 8 ou 9 DG. Cela empêche une certaine continuité dans cette ville », a indiqué le président du syndicat des cols bleus à Saint-Bruno Alain Gareau.

En annonçant à ses collègues la démission du DG, cela a été la consternation. « C’est pas possible! »; « Encore! ». Plusieurs n’hésitez pas à montrer du doigt l’ambiance qu’il y a auprès des conseillers et de l’ingérence de certains dans le travail du DG.

Le syndicat s’inquiète de voir les cols bleus payer le prix dans leur négociation avec la Ville du mauvais climat politique qui règne actuellement à l’hôtel de ville. Rappelons que la Ville de Saint-Bruno-de-Montarville multiplie les conflits ouverts entre le maire et les conseillers n’appartenant pas à son parti politique, le Parti montarvillois, qui est lui-même minoritaire au conseil municipal.

L’objectif : trouver une entente
Le conseil municipal avait mandaté le directeur général de la Ville, Sylvain Brouillette, de mener à bien la négociation de la prochaine convention collective avec les cols bleus, la précédente ayant pris fin le 31 décembre 2019.
En entrevus avec le journal, M. Brouillette a indiqué qu’il comptait offrir toute sa collaboration pour mener à bout ses discussions afin d’aboutir à une entente qui sera proposée au conseil prochainement.