Des ados à la défense des droits de l’homme
Tout au long de l’année, sept élèves de l’École secondaire du Mont-Bruno ont milité pour la défense des droits de l’homme en créant un groupe d’Amnistie internationale.
Sarah Jayne Bouret, Jessica Thérien-Pedneault, Laurence Le Duc, Marie-Soleil Le Core, Anna Bodryzlova, Victoria Thérien-Pedneault et Lilliane Pérez-Croteau sont les sept filles qui ont accepté l’invitation d’Isabelle Boivin, conseillère pédagogique, et formé un groupe d’Amnistie internationale. Quatre campagnes ont été réalisées cette année par l’équipe.
La première de celle-ci a été menée en novembre et portait sur la situation des femmes autochtones. « Nous avons, par notre action, milité contre les abus et la violence dont ces femmes étaient et sont encore victimes », précise Laurence Le Duc. Elle a expliqué qu’une séance de signatures de pétition demandant une commission d’enquête a été tenue à l’agora. « Nous présentions sur l’écran géant des vidéos sur la situation des femmes autochtones. Nous avons réussi à amasser 184 signatures », ajoute Marie-Soleil Le Core. La pétition a été acheminée au gouvernement fédéral.
La deuxième campagne s’est déroulée le mois suivant. Les sept militantes ont sensibilisé les étudiants à la dure réalité des prisonniers d’opinion et des gens victimes d’intolérance. Elles ont invité leurs pairs à concevoir des cartes de vœux afin de soutenir ces personnes. « Au total, nous avons envoyé 211 cartes, dont 65 aux adolescentes en danger de mariage précoce, au Burkina Faso, 43 à Costa, attaqué lors d’une attaque homophobe et raciste, en Grèce, 47 à Saman Naseem, torturé et accusé à tort avec peine de mort, en Iran, et 56 à Teodora Del Vasquès, accusée injustement d’avortement, au Salvador », précise Jessica Thérien-Pedneault.
C’est en mars que la troisième campagne du groupe Amnistie de l’École secondaire montarvilloise a été tenue. « Elle a été la plus longue que nous ayons réalisée et celle qui nous a demandé le plus de préparatifs », mentionne Lilliane Pérez-Croteau. Les militantes ont informé et sensibilisé plusieurs jeunes sur le sort des réfugiés syriens. « Pour cela, nous nous sommes promenés dans l’école pendant les heures de dîner en portant des bouées de sauvetage afin d’attirer l’attention », explique Anna Bodryzlova.
Chaque fois qu’elles étaient interpellées par des étudiants à propos de leur costume, elles leur proposaient de jouer à un jeu-questionnaire afin de tester leurs connaissances sur la cause des réfugiés syriens et d’approfondir le sujet. Une autre pétition a également été créée. « Nous demandions au gouvernement canadien d’assumer un rôle de leader sur la scène internationale pour la cause des réfugiés et d’accueillir un plus grand nombre de réfugiés », soutient Sarah Jayne Bouret. Une collecte de fonds a également été organisée par le groupe de jeunes militantes. Elles ont vendu des jujubes en forme de bouées de sauvetage. « Nous avons réussi à amasser 157,35 $ que nous avons remis à Amnistie internationale », confirme Victoria Thérien.
La dernière campagne a consisté en l’envoi de cartes postales à Yolanda Alcino, en République dominicaine, afin de la soutenir dans son combat contre son apatridie et celles de ses enfants. « Nous avons appris que l’intervention de nos militantes et de milliers d’autres à travers le monde a mis cette situation en lumière et que le gouvernement dominicain a accepté de donner des papiers à cette famille », avance Isabelle Boivin.
Les sept adolescentes ont bien l’intervention de poursuivre les actions du groupe Amnistie internationale à l’École secondaire du Mont-Bruno : « Nous tenons à dire un grand merci à Isabelle, la créatrice du groupe, qui a travaillé sans relâche pour que nous puissions faire ces campagnes. Elle a sacrifié tous ses mercredis midi pour nous, à notre grand bonheur. »
