Dernière séance pour le conseil municipal de Saint-Bruno
C’est sur une note relativement positive que les élus sortants du conseil municipal de Saint-Bruno ont terminé la dernière séance ordinaire où ils siégeaient, le 5 octobre dernier.
Les séances du conseil municipal de Saint-Bruno n’ont pas toujours été de tout repos, notamment avec les tensions qui régnaient entre les élus au courant de leur dernier mandat. Mardi dernier, les conseillers et le maire ont tous pris la parole avant que ne se termine la rencontre qui se déroulait de façon virtuelle et qui était pour 5 élus la dernière de leur carrière politique municipale. Les autres se présentant tous à l’élection en cours. Les 9 élus sortants ont tenu à boucler la boucle en rappelant ce qui a marqué leurs mandats et en saluant leur collègues.
Ludovic Grisé Farand a pris la parole en premier, mentionnant d‘entrée de jeu que le mandat fût « rocambolesque. Sincèrement je n’ai rien vu de tel dans ma carrière, autant dans des conseils d’administration qu’en gestion d’employés. » Il a ensuite énuméré les dossiers où il considère avoir réussi à faire des avancées, pour conclure en souhaitant « à tous les élus qui ne se représentent pas une bonne retraite politique parce qu’il n’y a pas que la politique dans la vie. Profitez du temps supplémentaire que vous aurez avec vos proches et vos amis. Et pour ceux qui partent en campagne je vous souhaite la meilleure des chances. »
Son collègue du district 7, Jacques Bédard, l’a suivi et a entre autres indiqué ne pas être « tellement fier du résultat final de l’ensemble du conseil, j’en suis presque honteux de voir comment ça s’est terminé et de ne pas avoir été assez virulent et d’avoir fait preuve de beaucoup d’aveuglement volontaire. » M. Bédard a terminé, après avoir cité les réussites pour son district, en remerciant « les conseillers que j‘ai pu côtoyer avec qui on a eu des débats plus ou moins animés, mais qui avaient le droit à leurs opinions. Sur ce je tire ma révérence irrité, mais avec le sentiment du devoir accompli. »
Vincent Fortier n’étant pas à la séance à cause de troubles de santé, Isabelle Bérubé a lu un texte qu’il a préparé, dans lequel il déclare qu’ «être conseiller municipal nous oblige à nous intéresser à tout: finances, sécurité routière, mobilité, vie communautaire, enjeux légaux, eaux usées, ingénierie, etc. M. Fortier a ensuite souligné le travail des employés municipaux, de même que celui de ses collègues du conseil municipal avant de s’adresser au maire, Martin Murray. « Martin est un homme bon, qui a toujours voulu le bien pour notre communauté. Je lui souhaite de bien profiter des années qui sont devant lui ».
Caroline Cossette a ensuite rappelé que ne s’est pas toujours déroulé dans le meilleur environnement possible au conseil municipal. « On a tous beaucoup appris l’un de l’autre. Ce n’était pas toujours facile, on n’a pas toujours les mêmes opinions sur tout, mais on a bien représenté l’ensemble des citoyens aussi. » La conseillère du district 3 a elle aussi remercié les employés de la ville, « car il y a eu beaucoup de débats, qui ont provoqué de nouvelles orientations », avant de remercier les Montarvillois de l’avoir élue et de rappeler les enjeux dans son district. Elle fait partie des conseillers qui en étaient à leur dernière séance au conseil municipal mardi dernier.
Vint ensuite le tour de parole d’Isabelle Bérubé. Elle a remercié les citoyens et les employés de la ville, avant de souligner qu’elle a « eu la chance de travailler avec Vincent, Caroline, Jacques, Marilou. Au premier mandat, on a travaillé des choses vraiment très positives. Je n’ai pas eu la chance de travailler avec Ludovic ou avec Louise, mais je veux remercier les membres du conseil pour leur collaboration. » Mme Bérubé a remercié Martin Murray, soulignant au passage que le premier mandat de l’équipe du Parti Montarvillois, soit entre 2013 et 2017, avoir été très positif. « Merci pour ton dévouement Martin, je sais que tu étais là pour les bonnes raisons. »
Louise Dion a profité de son tour de parole pour remercier les citoyens de son district, avant de mentionner qu’elle a « adoré le volet de ma fonction qui consistait à les accompagner dans la recherche de solutions à certains de leurs problèmes et dans leur quête pour chercher à améliorer la qualité de leur milieu de vie. » Elle a souligné qu’elle continuerait à s’engager dans divers projets à Saint-Bruno même si elle n’est pas élue et a tenu à saluer l’engagement de ses collègues qui ne se représentent pas, avant de conclure en souhaitant « la meilleure des chances aux autres élus qui souhaitent une réélection au mois de novembre. »
Marilou Alarie a pris la parole après sa collègue en remerciant d’abord les citoyens de son district pour son élection. Elle a ensuite souligné le travail du directeur général de la ville, Vincent Tanguay, avant de rappeler les circonstances difficiles du début de son deuxième mandat. « J’ai, disons-le, été pratiquement mise à l’index du conseil municipal. Ça a été un moment extrêmement difficile et je veux saluer Louise Dion et Joël Boucher qui n‘ont pas hésité à ce qu’on puisse collaborer. » Mme Alarie a ensuite remercié le conseil d’avoir fait équipe pour protéger le boisé Sabourin, puis a adressé un mot à Martin Murray pour marquer son départ à la retraite. « Concernant une qualité [que vous avez], j‘avais dit que vous étiez un homme dédié, que vous ne comptiez pas vos heures, alors je le pense toujours. »
Finalement, c’est le maire qui a clôturé la séance du conseil. « Ce soir, c’est mon dernier conseil municipal. C’est avec un petit pincement au cœur que je quitte cette carrière politique. Ce n’était pas un plan de carrière, c‘est arrivé par hasard alors que je faisais partie de l‘association des propriétaires de Saint-Bruno et puis il y avait des dossiers à défendre, notamment le boisé des Hirondelles, la problématique au niveau de l‘environnement. » Il a dit être déçu par les longs délais nécessaires pour réaliser des projets politiques, avant de mentionner ne pas avoir « le sentiment du devoir accomplit, je n’oserais pas dire. Il y a beaucoup d‘éléments que j‘aurais voulu voir arriver mais bon, ça fait partie de la politique. »

