Dépôt de la pétition sur l’Aéroport Montréal – Saint-Hubert – Longueuil
Le député de Montarville, Stéphane Bergeron, a procédé, le 17 juin dernier, au dépôt, à la Chambre des communes, de la pétition portant sur les nuisances perçues par un certain nombre de citoyennes et de citoyens de la région par rapport aux activités de l’Aéroport Montréal—Saint-Hubert—Longueuil (AMSL).
En dépit de la présente crise sanitaire, cette pétition, mise en ligne en décembre dernier jusqu’à la fin du mois de mars, a recueilli près de 1000 signatures.
Le texte de la pétition fait état d’un certain nombre d’observations et d’attentes touchant, entre autres, le survol de secteurs densément peuplés, particulièrement la nuit, et sur la santé et la sécurité des populations concernées, de même que sur les mécanismes de représentation et d’imputabilité de l’administration aéroportuaire. « Je crois que bien peu de personnes s’attendent à ce que l’aéroport cesse ses opérations, à plus ou moins brève échéance, d’autant que celui-ci s’inscrit plutôt dans une perspective de développement, étant avantageusement situé et bénéficiant d’une conjoncture favorable. Je pense que les signataires de la pétition souhaitent simplement que leur point de vue soit dûment pris en compte, ayant souvent eu l’impression que leurs préoccupations et doléances avaient été traitées avec une certaine désinvolture par Développement aéroport Saint-Hubert de Longueuil (DASH-L) », de déclarer M. Bergeron.
M. Bergeron voit là l’occasion d’ouvrir une porte à une communication « constructive entre DASH-L et les citoyens qui expriment des critiques récurrentes à l’endroit des activités de l’aéroport ».
En septembre 2019, alors qu’en 2018, l’aéroport inaugurait un nouveau revêtement sur son tarmac pour accueillir de plus gros avions, une citoyenne de Saint-Bruno lançait sa pétition.
En plus du trafic aérien engendré par les petits plaisanciers, les signataires dénoncent la pollution sonore et atmosphérique provenant de Boeing 737-200, bannis dans d’autres pays, chassés de l’Ontario à la suite des plaintes répétées des citoyens, s’ajoutant à la pollution sonore des petits avions.
Pour sa part, Développement aéroport Saint-Hubert de Longueuil (DASH-L) affirme être bien au courant de la situation, notamment en ce qui a trait au bruit généré par les avions. « DASH-L a pris des mesures tangibles d’atténuation du bruit des aéronefs, comme l’installation de silencieux sur la quasi-totalité des avions utilisés par les écoles de pilotage, des règles très strictes régissant les posés-décollés durant la période estivale et la mise en place d’un système de pistes préférentielles qui favorise les départs et les arrivées des avions au-dessus des champs plutôt que des quartiers résidentiels », expliquait notamment l’organisme propriétaire de l’aéroport, dans un communiqué diffusé en novembre 2019.
Comité consultatif
La directrice générale de DASH-L, Jane Foyle, a également précisé dans un courriel envoyé aux Versants, en mars 2020, qu’un comité consultatif du climat sonore poursuit ses travaux et donne suite aux demandes citoyennes qui lui sont adressées. La Ville de Saint-Bruno a récemment fait une demande à DASH-L pour intégrer ce comité.
DASH-L a également soutenu avoir soumis à Transports Canada de nouvelles mesures de réduction de bruit au décollage et à l’atterrissage, lesquelles doivent cependant recevoir l’aval de l’organisme fédéral. DASH-L attend toujours une réponse de Transports Canada à cet égard.
De son côté, La Ville de Longueuil se montre « sensible à la problématique du bruit lié aux activités de l’aéroport Montréal Saint-Hubert de Longueuil » et déclare qu’elle « fera part des préoccupations des citoyens à DASH-L ». Elle rappelle cependant que l’aviation est une compétence sous la responsabilité du gouvernement fédéral.
