Démission de François Legault : des réactions locales

Le premier ministre du Québec, François Legault, a annoncé sa démission le 14 janvier. Le journal Les Versants a obtenu des réactions locales. 

La présidente de l’Assemblée nationale et députée dans Montarville, Nathalie Roy, n’émettra pas de commentaire sur le sujet, a mentionné sa directrice des communications du cabinet de la présidente, Romane St-Laurent.

Les députés des trois circonscriptions du territoire que couvre le journal sont des élus de la Coalition avenir Québec (CAQ).

Suzanne Roy

« C’est une surprise, oui et non », commente la députée de Verchères, Suzanne Roy, à propos de l’annonce de M. Legault.

« Comme premier ministre et fondateur de la CAQ, il a été amené à réfléchir à son avenir. Il a décidé de ne pas être de la prochaine élection. Je pense qu’il l’a fait avec l’idée d’une CAQ comme troisième voix. Ça résume bien l’homme droit et digne qu’il est. »

Celle qui annonçait, en septembre dernier, qu’elle ne solliciterait pas un deuxième mandat aux élections provinciales de 2026 estime que c’est important de faire part de gratitude et de remerciement à François Legault. Elle souligne le dévouement de l’homme « qui a fait de la protection des Québécois sa priorité ». 

Sur un plan plus personnel, Suzanne Roy se dit reconnaissante d’avoir eu le privilège de travailler aux côtés de M. Legault.  

Quand on lui demande qui elle voit à la tête du parti, l’ancienne mairesse de Sainte-Julie répond que l’on aimerait tous avoir la bonne boule de cristal. « C’est un rôle exigeant, pour la personne et pour sa famille. Il faut être fait pour ça. Ça prend des qualités particulières, notamment une patience incroyable », avance Mme Roy.

Jean-François Roberge

Avec la démission de François Legault, le ministre de l’Immigration/Francisation et député de Chambly, Jean-François Roberge, nomme au journal que la chefferie de la CAQ « n’est pas dans ses plans ». Il s’est dit surpris de tous ceux qui lui ont posé la question et qui lui ont confié qu’ils l’appuieraient.

Des candidatures se profileront pour occuper le siège de François Legault. « Je vais attendre. C’est trop tôt. D’autres personnes vont faire connaître leurs intentions et idées dans les prochaines semaines. Il faut laisser le temps aux gens de faire leurs réflexions », répond-il quant à qui pourrait prendre la tête de la CAQ.

Quand on lui demande s’il s’attendait à la démission de son chef, M. Roberge répond que « c’était possible, mais je ne l’anticipais pas ». 

Moments exaltants et sensibles

Jean-François Roberge retient de François Legault la création d’une troisième voix au pouvoir. « Enfin, les Québécois n’ont pas eu à choisir entre un gouvernement nationaliste et un gouvernement économique », juge-t-il.

M. Roberge et François Legault ont connu ensemble des moments « exaltants », comme la fondation du parti, et d’autres « plus sensibles », notamment la crise pandémique, lui à titre de ministre de l’Éducation. Après un mandat à l’opposition, M. Roberge a vécu les deux suivants aux rênes de la province. « J’ai été très fier d’avoir travaillé avec lui », complète le député.

Ludovic Grisé Farand

Le maire de Saint-Bruno-de-Montarville, Ludovic Grisé Farand, a aussi commenté la nouvelle concernant le premier ministre. « Ce n’est jamais facile, être en politique. C’est un don de soi. Je le remercie pour ses années de dévouement en politique. Je lui souhaite une très belle retraite », dit M. Grisé Farand.

Mario Lemay

Le maire de Sainte-Julie, Mario Lemay, s’est aussi confié sur le départ du premier ministre. « M. Legault a consacré plus de 25 ans à la vie politique, ce qui nécessite beaucoup de courage et de disponibilité. Je salue le travail et l’engagement dont il a fait preuve au fil des ans pour le Québec. »