Demandes d’engagements en environnement
Saint-Bruno-de-Montarville
Le mercredi 18 juillet, les citoyens sont invités à s’exprimer sur ce qu’ils souhaitent voir comme engagements électoraux environnementaux des candidats de Montarville.
Cet événement se tiendra au chalet Marie-Victorin ce mercredi à 19 h. Il est attendu des citoyens qu’ils manifestent leur appui pour les milieux naturels en se concertant et en demandant des actions des futurs élus.
Chantal de Montigny, présidente de la Fondation du Mont-Saint-Bruno et conférencière à l’événement, précise : « On veut faire le tour de la question et amener les gens réfléchir sur ce qu’ils peuvent faire. Juste d’en parler, ça amène les politiciens à s’intéresser à la question et à mieux comprendre pourquoi c’est un enjeu dans lequel ils devraient s’investir. »
Elle renchérit : « Il y a plein de monde qui s’intéresse aux milieux naturels, mais qui ne sait pas qu’il a un pouvoir; c’est là qu’il faut l’exercer. »
La forêt des Hirondelles sera évidemment au cœur des discussions, mais ne constituera pas le seul enjeu environnemental abordé. On cite en exemple la conservation de la biodiversité de la montagne, la qualité de l’eau des ruisseaux, l’utilisation des pesticides en agriculture, etc.
Pour l’occasion, Steven Guilbeault, directeur principal d’Équiterre, Alain Branchaud, directeur général de la Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec), et Chantal de Montigny prendront la parole. « Il y a plusieurs messages intéressants à livrer, notamment par rapport aux attentes envers le gouvernement, les enjeux locaux, et l’aspect lois et règlements », dévoile cette dernière.
« Il y a plein de monde qui s’intéresse aux milieux naturels, mais qui ne sait pas qu’il a un pouvoir. »
– Chantal de Montigny
Demander des engagements concrets
Comme l’a indiqué Chantal de Montigny, ce rassemblement souhaite que les candidats qui se présentent aux prochaines élections dans Montarville s’engagent dans des mesures concrètes en faveur des enjeux identifiés.
Les organisateurs s’attendent toutefois à des promesses concrètes autres que de « s’occuper du dossier ». « Il faut que les candidats arrivent avec des choses précises, donc au fur et à mesure qu’on va voir ce qu’ils vont proposer, on va amener nos gens à poser des questions. »
Vire au vert
La conférence-discussion se tient dans le cadre de la Campagne Vire au vert, qui se tient dans l’ensemble du Québec. On s’attend donc à des engagements politiques ambitieux de la part de tous les candidats de tous les partis.
Cette initiative politique se veut non partisane, et est soutenue par un total de 11 groupes environnementaux.
Ceux-ci ont déjà identifié 23 demandes jugées essentielles en matière d’environnement. Aux yeux de la Fondation du Mont-Bruno, quelques-unes d’entre elles sont plus en lien avec les préoccupations locales, telles que l’atteinte de l’objectif de 17 % d’aires terrestres protégées d’ici 2020, la politique nationale sur l’aménagement du territoire et d’urbanisme ou l’adoption d’une loi visant à réduire de 50 % l’utilisation des pesticides en milieu agricole et de 95 % en milieu urbain d’ici 2025.
