Délit de fuite à Saint-Basile-le-Grand : le verdict approche
Philippe Pelletier-Jacques, accusé d’un délit de fuite à Saint-Basile-le-Grand blessant gravement Catherine Dumberry, une mère de famille, a plaidé coupable au palais de justice de Longueuil au mois d’avril dernier.
Lors de la comparution, des témoins de la scène étaient présents pour raconter leur version des faits. Les informations qu’ils ont divulguées étaient encore inconnues de la victime.
M. Pelletier-Jacques a happé la piétonne avec le pare-chocs avant de son véhicule. Par la force de l’impact, Mme Dumberry a été propulsée à plusieurs pieds dans les airs avant d’atterrir sur la chaussée à l’arrière du véhicule. Le chauffard ne s’est pas arrêté pour lui porter secours. Il a continué son chemin. Ce sont des témoins de la scène qui ont porté assistance à la victime.
De plus, lorsque la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent a rencontré M. Pelletier-Jacques pour la première fois, celui-ci a menti. Il a dit aux policiers avoir été lui-même victime d’un délit de fuite. Une voiture aurait percuté la sienne (stationnée dans la rue) pour expliquer les bris sur son véhicule. Lorsque ces faits ont été dévoilés à la cour, Mme Dumberry n’a pu retenir ses larmes. « Je ne savais pas toute l’histoire, je n’étais pas au courant. J’étais tellement fâchée, on était enragés, mon oncle [présent à la cour] et moi. Premièrement parce que le coupable a joué à la victime et, deuxièmement, parce que les faits ne nous avaient jamais été révélés. On n’aurait jamais su s’il n’avait pas plaidé coupable. C’est inhumain de cacher des choses comme ça », mentionne la victime avec émotion. Plusieurs jours après la comparution, Catherine Dumberry était encore sous le choc. Le fait que l’accusé plaide coupable ne la rend pas sereine. Elle demeure en colère.
« Les faits ne nous avaient jamais été révélés. On n’aurait jamais su, s’il n’avait pas plaidé coupable. C’est inhumain de cacher des choses comme ça. »
– Catherine Dumberry
Philippe Pelletier-Jacques reviendra en cour cet été pour connaître sa sentence.
Convalescence
Cinq mois après l’accident, Mme Dumberry se déplace en chaise roulante ou elle marche à l’aide d’une canne. Une belle amélioration, compte tenu du fait qu’elle n’a pu marcher pendant deux mois. De plus, elle est de retour chez elle depuis le 12 mai dernier. Toutefois, elle n’est pas rétablie. Elle quitte le centre puisque la réadaptation intensive n’est plus appropriée à sa situation. Elle devra continuer en clinique externe lorsqu’une place se libèrera. Des changements ont été apportés à son logis et elle obtient des services à domicile pour l’aider dans le quotidien.
Les événements
En décembre dernier, le fautif avait heurté, à 70 km/h, Catherine Dumberry, une mère de famille de 35 ans, au moment où elle traversait la voie réservée sur le boulevard Sir-Wilfrid-Laurier (route 116) au niveau de la rue Jean-Charles-Michaud. Elle s’est réveillée à l’hôpital six jours plus tard avec une cheville, une jambe et un bras fracturés, des côtes cassées, un pneumothorax, des microfractures au bassin et aux cervicales. C’est grâce à une publication sur les réseaux sociaux que le fautif a été identifié et dénoncé.
À la suite de l’enquête, Philippe Pelletier-Jacques a été arrêté pour délit de fuite causant des lésions. À son premier passage à la cour, celui-ci avait plaidé non coupable. Plaidoyer qu’il a par la suite changé.
Sentence
La peine maximale pour un délit de fuite causant des lésions est de 14 ans d’emprisonnement. La peine minimale est une amende de 1 000 $ pour une première infraction. Pour connaître la sentence de Philippe Pelletier-Jacques, il faudra attendre encore quelques semaines.
