Déjà plus de 300 nouveaux inscrits
Programme d’accès au parc du Mont-Saint-Bruno
Depuis le 2 février, les Montarvillois paient 50 % moins cher leur carte locale au parc national du Mont-Saint-Bruno. La Ville se charge du reste de la facture et semble très satisfaite des premiers résultats de ce projet-pilote.
« Environ 300 nouveaux abonnés ont déjà pu bénéficier de cette mesure prise par la Ville », est fière d’annoncer Marilou Alarie, conseillère municipale siégeant à la Table d’harmonisation pour le parc du Mont-Saint-Bruno (SÉPAQ). La municipalité avait voté une résolution s’engageant à payer, jusqu’à 60 000 $, 50 % des cartes d’accès au parc national du Mont-Saint-Bruno aux Montarvillois. C’est sur le prix de ce même abonnement que la Ville accorde un remboursement à la carte réseau de la SÉPAQ.
Quatre mois après la mise en place du dispositif, la Ville en est à 37 673 $ d’aide à ses citoyens. « En 2013, ce sont 1603 Montarvillois qui ont acheté une carte d’accès annuelle pour un montant total de 64 000 $. Depuis le 2 février, nous avons déjà dépassé le nombre d’abonnements vendus en 2014, qui était d’environ 60 000 $ », précise la conseillère.
Au moment de la rédaction de cet article, la SÉPAQ avait récolté pour plus de 75 000 $ en achat d’abonnements annuels et 1503 résidants de Saint-Bruno avaient bénéficié de l’aide. « Et cela augmente de semaine en semaine », indique Mme Alarie.
Bilan en attente
Le parc national a enregistré une hausse de ses abonnements, une hausse également due au travail de la SÉPAQ. « Les commentaires que l’on a eus sur cette entente sont extrêmement positifs. Ceux qui ont déjà acheté leur carte d’accès sont très satisfaits. Il y a eu une hausse de vente de cartes parc, mais est-elle attribuable uniquement à l’entente? Ça doit y contribuer, mais notre propre travail de communication depuis plusieurs années a aussi un effet. C’est un effort combiné. On va laisser passer l’année et on fera un bilan au moment du renouvellement de l’entente », explique Daniel Groleau, directeur du parc national du Mont-Saint-Bruno et de celui des Îles-de-Boucherville.
Le cœur de la Ville
Le parc du Mont-Saint-Bruno est devenu un endroit très convoité par la Ville : accès moins coûteux à ses citoyens, projet de vélo en libre-service entre la montagne et le centre-ville, navette entre la montagne et le centre-ville au mois de septembre lors du marché public… Les exemples ne manquent pas. « La montagne est au cœur de la ville. C’est un atout incroyable. On construit des arénas, on construit des bibliothèques, mais on ne peut pas construire une montagne. Notre programme d’aide est peu de chose face à la valeur inestimable du Mont-Saint-Bruno », explique la conseillère.
Saint-Bruno a décidé de réorienter ses budgets vers des activités pour tous, toute l’année, plutôt que de maintenir des activités ponctuelles qu’elle estime trop chères. « Cette année, nous avons décidé de mettre à contribution les organismes communautaires, qu’on finance déjà, pour animer la Semaine québécoise de la famille. Le public était au rendez-vous. L’an dernier, la Ville avait dépensé 3000 $ pour la venue d’un conférencier où seulement 29 personnes étaient présentes. Avec la montagne, pour 45 $, on propose une activité à l’année. »
Sainte-Julie et Saint-Basile
Sainte-Julie et Saint-Basile-de-Grand siègent aussi à la Table d’harmonisation pour le parc du Mont-Saint-Bruno (SÉPAQ). Ils connaissent le projet-pilote de leur voisine, mais Saint-Basile ne compte pas y donner suite. « Pour des raisons budgétaires, cela m’étonnerait qu’on puisse aller de l’avant dans ce projet », explique Jean-Marie Beaupré.
Sainte-Julie a réfléchi à l’intérêt d’imiter Saint-Bruno pour favoriser l’accès au Mont-Saint-Bruno à ses citoyens. « Comme la Ville doit payer entièrement le coût de la portion de la carte qu’elle souhaite assumer, le conseil a décidé de ne pas aller de l’avant, notamment car de nombreux parcs et espaces verts sont déjà à la disposition des Julievillois gratuitement, dont des nouveaux sentiers au pied du Mont-Saint-Bruno qui ont été aménagés l’an dernier », explique la Ville.
Si l’enveloppe de 60 000 $ est atteinte d’ici février 2016, il est certain pour Mme Alarie que « le projet-pilote sera reconduit. En tous les cas, je ferai tout pour. »


