De plus en plus de demandes d’aide financière pour la rentrée scolaire

Difficile de croire que dans notre région, il y a des familles qui éprouvent de sérieuses difficultés financières. Pourtant, chaque année, les organismes communautaires locaux voient le nombre de demandes d’aide augmenter au moment de la rentrée scolaire. Les coûts reliés à l’achat d’articles scolaires, de cahiers d’exercices et de manuels scolaires et aux frais de services de garde sont de plus en plus difficiles à assumer pour certaines familles de chez nous.

Hélène Guévremont, directrice du Centre d’action bénévole (CAB) Les p’tits bonheurs, indique que lors de ses débuts au sein de l’organisme, quatre familles bénéficiaient d’aide financière au moment de la rentrée. « Cette année, ce sont jusqu’à maintenant 13 familles (25 enfants) qui ont eu recours à nos services et cela n’est pas terminé. Les demandes d’aide vont continuer à entrer au cours des prochaines semaines », lance-t-elle en précisant que c’est en collaboration avec la Fondation Richelieu et Royal LePage Privilège que ces dons ont été effectués.

La directrice soutient également qu’elle sent d’une année à l’autre que les frais reliés au milieu scolaire, dont les frais de services de garde, sont de plus en plus lourds pour les familles. « Depuis deux ans, nous avons plusieurs bénévoles, des grands-mamans, qui ont coupé leurs heures de bénévolat, affirmant qu’elles doivent maintenant garder leurs petits-enfants au retour de l’école. Les parents n’ont plus les fonds nécessaires pour avoir recours aux services de garde offerts dans les établissements scolaires. »

Sa collègue Marie-Ève Lépine, coordonnatrice sécurité alimentaire, personnes démunies et petite enfance, mentionne pour sa part que le type de familles qui demandent de l’aide a beaucoup changé au fil des années. « Avant, il n’y avait pratiquement que des familles qui recevaient de l’aide sociale qui faisaient appel à nous. Désormais, nous aidons des familles dont les parents travaillent, mais qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts. »

À Sainte-Julie, la Maison de l’entraide est pour sa part venue en aide à 19 familles de deux à trois enfants dans le cadre de la rentrée scolaire. « Nous avons soutenu ces dernières en payant les articles scolaires, les frais d’école ou en fournissant des uniformes que nous avions reçus », mentionne la directrice Nathalie Garand. Celle-ci poursuit en indiquant qu’à ce nombre de familles aidées s’ajoute celui des familles qui ont reçu de l’aide alimentaire ce mois-ci : elles ont déboursé les frais reliés à la rentrée scolaire, mais maintenant, elles n’ont plus assez d’argent pour faire l’épicerie.