D’autres oppositions à la réouverture de la rue Piette

 
De nombreux citoyens étaient présents à la dernière assemblée du conseil municipal pour manifester leur désaccord à la réouverture de l’accès à la rue Piette par la montée Montarville.
 
 
Entre autres, Claude Pacot, un résidant de la rue Vielle, a tout d’abord fait part du fait qu’il effectuait actuellement du porte-à-porte avec la pétition contre la réouverture de la rue Piette et que sur 145 maisons visitées dans le district 8, il avait obtenu 91 signatures. « Pour le district 1, nous avons visité 383 maisons et avons obtenu 321 signatures, et c’est sans compter les signatures par Internet. On voit que les deux quartiers ne sont pas en opposition et que les deux souhaitent que cet accès demeure fermé à la circulation automobile. »

« Les deux quartiers ne sont pas en opposition et les deux souhaitent que cet accès demeure fermé. » – Claude Pacot.

Pour sa part, Pierre Dufault, un résidant de la rue Joliet, a indiqué qu’il avait parlé à un ingénieur qui avait fait l’étude de circulation entre 1999 et 2006 et que ce dernier ne comprenait pas pourquoi la Ville songeait à peut-être rouvrir la rue Piette. « Il était clair pour lui que cet accès était très dangereux. » Il a ensuite dit ne pas comprendre pourquoi les élus veulent rouvrir ce dossier. « Cela crée des tensions inutiles pour les citoyens du secteur concerné. »
 
Quant à Yvon Gadbois, de la rue Pelletier, il s’est montré inquiet par le fait qu’en 2014, le maire Martin Murray avait déclaré dans les médias qu’il était favorable à la réouverture de l’accès à la rue Piette pour, entre autres, désenclaver le district 8. Le maire a avoué être en faveur. « Toutefois, nous allons respecter la décision des citoyens dans ce dossier», a-t-il ajouté.
 
Quant au nombre réel de véhicules qui circulent dans le secteur de la montée Montarville et du rang des Vingt-cinq, le maire a indiqué qu’un comptage sera effectué sous peu par les employés municipaux. « Nous préférons faire cette étude à l’interne, puisque nous disposons d’un système de câbles qui permet de compter le nombre de véhicules, mais également d’indiquer à quelle vitesse ils roulent. L’entreprise WSP, qui travaille actuellement sur l’étude de la circulation, aurait pu le faire, mais avec des gens qui comptent manuellement le nombre d’automobiles empruntant les artères du secteur. »