Dans les coulisses du métier de déneigeur

D’ici peu, la neige devrait commencer à tomber et s’accumuler dans la région. À compter de ce moment, les nombreux véhicules de déneigement parcourront les rues afin de s’assurer que ces dernières soient accessibles, tout comme les stationnements. La vie des déneigeurs n’est pas de tout repos. À compter de janvier, on pourra suivre à la loupe l’équipe de Déneigement Vanderzon de Saint-Bruno-de-Montarville dans le cadre d’un documentaire en huit épisodes intitulé En pleine tempête.

À travers les épisodes qui seront diffusés au Canal D, à compter du mardi 5 janvier, à 19 h, les téléspectateurs pourront découvrir comment les déneigeurs font face aux bordées de neige et aux exigences d’un tel métier. Anthony Vanderzon raconte que c’est il y a deux ans que des représentants Pixcom l’ont approché dans le but de créer cette série de huit reportages de 30 minutes. « Finalement, le projet a été mis sur la glace. Ils m’ont toutefois rappelé l’automne 2014 et là, tout s’est concrétisé. »

C’est au cours de l’hiver 2015 que les tournages ont été effectués. « Ils nous ont suivis sur le terrain chaque fois que nous avions une tempête. Ils ont ainsi pu capter la réalité de l’industrie du déneigement résidentiel et commercial. » À traverse les épisodes, les gens pourront constater les exigences des clients auxquelles font face les déneigeurs, qui doivent travailler de longues heures. On y démontre les relations professionnelles parfois difficiles, ainsi que l’imprévisibilité des intempéries qui obligent ces gens à lutter contre la fatigue accumulée.

Des moments mémorables

Anthony Vanderzon œuvre avec sa famille dans le domaine du déneigement depuis de nombreuses années. « D’ailleurs, au début de chaque émission, on voit une photo de mon père assis sur un tracteur en 1971, entouré de ses enfants. » La vie de déneigeur n’a donc plus de secrets pour le Montarvillois qui, au fil des ans, a eu droit à des moments mémorables.

Il se souvient entre autres d’une année où la neige a commencé à tomber le 16 décembre et où il a travaillé pendant  trois jours intensifs. « Au cours de ces journées, je n’ai eu que cinq heures de sommeil. Je dormais sur un divan au bureau entre deux sorties. Quand je suis arrivé chez moi, j’ai dit aux enfants que je devais aller me coucher. Je me suis réveillé trois jours plus tard. »

Une bonne expérience

Anthony Vanderzon parle avec plaisir des heures de tournage qui ont eu lieu tout au long de l’hiver 2015. « Ils nous ont suivis dans les moments forts de notre travail et ont pu constater la réalité à laquelle nous sommes confrontés. » Jusqu’à maintenant, le Montarvillois a eu la chance de visionner les épisodes 1, 2 et 7 et se dit assez fier du résultat. « C’est bien fait et j’ai hâte de voir les cinq autres épisodes. » Sans pouvoir l’annoncer officiellement, Anthony Vanderzon parle de la possibilité d’une deuxième année de tournage de l’émission En pleine tempête. « En tous cas, les producteurs nous ont dit souhaiter poursuivre. Nous verrons au cours des prochaines semaines si cela se concrétise.»