Courir pour venir en aide à la dysphasie

Plus de 5000 coureurs sont attendus au parc Jean-Drapeau le 24 avril à l’occasion de la 14e course Banque Scotia au profit de 66 œuvres de bienfaisance, dont l’Association québécoise de la dysphasie.
L’Association québécoise de la dysphasie a pour mission d’apporter un soutien professionnel et constant aux gens atteint par ce trouble d’apprentissage et à leur famille, ainsi que le faire connaître au grand public. Cette année entre autres, une équipe de supporters de Lauralie Desharnais-Lefebvre et Jean-Philippe Hottote courront pour amasser des fonds afin d’aider ceux qui sont dans la même situation.

« Je me sens bien lorsque j’aide ceux qui me ressemblent, c’est comme si je m’aidais moi-même. » -Jean-Philippe Hottote.

Le Défi caritatif de la Banque Scotia est un programme de collecte de fonds simple et efficace, qui permet aux coureurs d’appuyer des initiatives locales faisant une grande différence dans la vie des gens. Les organismes de bienfaisance qui y participent conservent la totalité des fonds amassés. Cette année, l’objectif total de l’événement qui aura lieu dans quelques grandes villes canadiennes a été fixé à 50 millions de dollars. À Montréal l’an dernier, la somme de 1 151 511 $ a été amassée, ce qui représentait une moyenne de 660 $ par participant.
La mère de Lauralie Desharnais-Lefebvre, Isabelle Lefebvre, raconte qu’il y a près de 10 ans, la dysphasie est venue frapper à la porte de sa famille. « Tout au long de sa vie, notre fille devra composer avec la dysphasie et surmonter plusieurs obstacles. » Elle explique que c’est auprès de différents intervenants et enseignants ainsi qu’une famille impliquée que Lauralie pourra s’épanouir et réussir à gravir les échelons de la vie. « Pour nous, amasser des fonds pour l’Association, c’est prendre activement part à sa mission, celle de sensibiliser la communauté et notre entourage à la dysphasie. »
De son côté, Jean-Philippe Hottote explique qu’il recueille des fonds pour l’Association québécoise de la dysphasie, Région Montérégie, car il aime aider ceux qui ont le même trouble d’apprentissage que lui. « Cela fait environ 15 ans que je suis dans cette organisation. J’aide l’association à sensibiliser la population à connaître ce trouble. » Il soutient que l’Association québécoise de la dysphasie représente pour lui une communauté dans laquelle il se sent bien. « Je me sens bien dans le sens où lorsque j’aide ceux qui me ressemblent, c’est comme si je m’aidais moi-même. »
Un colloque à Saint-Bruno
Le Colloque sur la dysphasie et les troubles associés aura lieu le 28 mai 2016, au Centre Marcel-Dulude de Saint-Bruno-de-Montarville. Cette 6e édition, organisée par l’Association québécoise de la dysphasie, Région Montérégie, a pour objectif d’informer les parents et les intervenants sur la dysphasie, mais aussi sur les troubles associés, afin de leur fournir des pistes d’intervention auprès des personnes dysphasiques.
En plus d’assister à des conférences de grande qualité, les participants pourront visiter plusieurs kiosques pendant la journée. La conférence Le Moi inc. est également prévue au programme.