Corriveau devra vendre sa maison à Saint-Bruno-de-Montarville

À la suite du scandale des commandites il y a 20 ans, Jacques Corriveau, qui habite à sa résidence de Saint-Bruno-de-Montarville, a été condamné pour trafic d’influence, fabrication de faux et blanchiment d’argent. La cour lui demande de rembourser 3 millions de dollars et de ce fait, de vendre sa maison.
La maison de Jacques Corriveau devra être vendue pour rembourser une partie de l’argent détourné lors du scandale des commandites. Entre 1997 et 2003, le gouvernement canadien de Jean Chrétien proposait un programme de commandites pour promouvoir le Canada par divers événements. Le ministère public lui reprochait d’avoir empoché, lors de cette période, environ 7 millions de dollars.
Il pourra cependant conserver 500 000 $, considéré comme de l’argent non frauduleux, ce dernier étant l’apport de sa défunte conjointe pour l’achat de la maison.

Demeure cossue

La vaste demeure de celui qui est considéré comme un proche de l’ex-premier ministre se trouve dans un quartier cossu de Saint-Bruno-de-Montarville. Elle a été construite en 1963 sur un grand terrain de 1 290 mètres carrés. Le rôle municipal d’évaluation foncière lui donne une valeur de 1 028 300 $sur le marché.
M. Corriveau n’est devenu propriétaire de la maison que très récemment. Il en a hérité le 22 mars 2013 après le décès de son épouse, Madeleine Mercier, une enseignante, montrent des documents du Registre foncier.
Mme Mercier avait acheté la résidence en 1972 pour 45 000 $, selon les mêmes documents. L’homme de 83 ans est l’une des dernières personnes à être condamnée dans un scandale dénoncé il y a 20 ans. Le ministère public lui reprochait d’avoir empoché environ 7 millions de dollars entre les années 1997 et 2003.

C’est le montant que devra rembourser Jacques Corriveau pour son implication dans le scandale des commandites.

Prison ou pas…

Le 25 janvier, au palais de justice de Montréal, Jacques Corriveau connaîtra définitivement son sort. Le juge Jean-François Buffoni suivra l’avis de la Couronne, qui plaide pour une peine d’emprisonnement de trois à cinq ans, ou les arguments de la défense, qui suggère une peine dans la collectivité de moins de 18 mois.
Jacques Corriveau est âgé de 83 ans. S’il évite l’incarcération, il pourra vivre dans sa demeure jusqu’à sa vente.