Comment s’en sortir
Annie Lamoureux, mère monoparentale de deux adolescents, raconte comment elle réussit à s’en sortir malgré l’inflation.
Annie Lamoureux, fiscaliste de métier, fait bien attention à ses sous. Mère monoparentale de deux adolescents fréquentant l’école privée et propriétaire d’une maison à taux variable, elle ne peut pas se permettre de gaspiller de l’argent. « Je conseille toujours à mes clients de faire un budget, c’est très important. On détermine ce qui sont les dépenses essentielles et celles qui ne le sont pas. Je fais la même chose. De plus, je fais une rétrospective au mois de décembre pour regarder mes dépenses de l’année et voir si j’ai trop dépensé dans telle ou telle chose », explique Mme Lamoureux.
Épicerie
Ce n’est pas un secret, les prix ont explosé dans les épiceries. Pour continuer de s’alimenter sans briser sa tirelire, la fiscaliste a choisi de faire ses emplettes en fonction des spéciaux. « Je regarde les circulaires, je fais des choix. De plus, j’ai toutes les cartes de points possibles et je fais également « Les Imbattables » chez Maxi. »
La mère de deux enfants est également très sensible au gaspillage.
« Je garde de vieux légumes pour faire des potages, de vieux fruits pour faire des smoothies. Je fais très attention pour limiter le plus possible le gaspillage. » Il faut savoir que, selon RECYC-QUÉBEC, au Canada, ce sont plus particulièrement les légumes, les fruits, les restes de table, le pain et les produits de boulangerie, suivis des produits laitiers et des œufs qui sont perdus ou gaspillés dans les ménages. Cela représente 2,2 millions de tonnes d’aliments comestibles gaspillés au pays chaque année.
Toujours en lien avec la nourriture, Annie Lamoureux cuisine elle-même ses repas, mais aussi ses collations, comme des barres tendres et des muffins. « C’est très nourrissant, c’est meilleur pour la santé et c’est moins cher, puisque je fais tout moi-même. »
« Il ne faut pas attendre d’être à court d’argent pour mettre en place des méthodes pour économiser. » – Annie Lamoureux
Réparer et acheter de seconde main
La fiscaliste réalise également des économies en faisait réparer des biens. Par exemple, elle se rend chez un cordonnier pour remettre à neuf des souliers. En moyenne, elle dépense 30 $ pour faire réparer une paire de chaussures. « Elles sont comme neuves et c’est beaucoup moins cher que d’en acheter une nouvelle paire. » Elle se procure également, de seconde main, des fournitures scolaires et autres articles.
Pour ce qui est d’autres dépenses, Annie Lamoureux utilise son imagination. Chaque mois, elle paye les cellulaires de ses enfants. Afin de leur enseigner la valeur de l’argent, elle laisse ceux-ci s’occuper du déneigement de la maison pendant l’hiver. « Je n’ai pas à payer de compagnie de déneigement et en même temps, j’enseigne à mes enfants la valeur de l’argent et du travail. Ça les responsabilise. »
Vacances
Pour économiser en vacances, Annie Lamoureux fait souvent affaire avec des plateformes Web, notamment Airbnb pour louer une chambre ou un appartement.
Elle regarde également les promotions de dernière minute qui sont souvent, selon elle, avantageuses. Toutefois, cette année, en raison de la flambée des prix, elle ne compte pas voyager.
Elle fait également des économies en négociant ses contrats d’assurance chaque année. De plus, elle compte garder sa voiture longtemps puisqu’elle est entièrement payée. « Il ne faut pas attendre d’être à court d’argent pour mettre en place des méthodes pour économiser. Il faut commencer tout de suite », explique Annie Lamoureux.


