Ils étaient des centaines à faire la file le samedi 7 mai devant le Centre culturel Marcel-Dulude pour tenter de mettre la main sur des jouets et articles d’occasion pour enfants, vendus à bons prix.
Deux fois par année, le Centre culturel Marcel-Dulude se transforme en véritable caverne d’Ali Baba pour le bazar organisé par le Centre d’animation mère-enfant de Saint-Bruno (CAME). Pour cette édition, 9 000 articles étaient mis en vente. « C’est un record pour notre bazar printanier », indique Karine Chartier, présidente de l’organisme.
Tous les articles que les gens désirent vendre au cours de cette activité ont été acheminés dans les semaines précédant l’événement. « Les gens nous mentionnent le prix qu’ils souhaitent obtenir. Chaque article est étiqueté avec un code à barres. Cela facilite grandement notre système de comptabilité », précise la présidente.
Sur le prix demandé par le vendeur, CAME gardera 15 %. Un autre 15 % est ajouté au prix de vente final. « Cela fait en sorte que nous faisons 30 % de profit sur la vente de chaque article », d’expliquer Josée Rhoades, coordonnatrice administrative de l’organisme montarvillois.
Les gens font la file quelques heures avant l’ouverture du bazar pour pouvoir faire les meilleurs achats possible. Tous les articles sont placés par thèmes dans la salle du centre culturel Marcel-Dulude.
Des nombreux bénévoles
Pour organiser des telles activités, la participation de nombreux bénévoles est essentielle. Josée Rhoades souligne qu’une quarantaine de membres de l’organisme sont présents la veille et le jour de bazar pour placer les articles, recevoir les clients et s’occuper des différentes caisses. « Nous avons aussi l’aide de jeunes étudiants de l’École internationale qui viennent nous donner un coup de main. » Des articles de toutes sortes
Pour les parents qui cherchent des articles, des vêtements ou des accessoires pour enfants en excellent état et à bons prix, les deux bazars annuels de CAME sont de véritables mines d’or. On y retrouve entre autres des vélos, des poussettes, des parcs, des chaises hautes, des sièges d’auto ou des exerciseurs. Tout est regroupé par thèmes. « Cela facilite le magasinage des gens. Ils n’ont pas besoin de chercher partout dans la salle pour trouver un objet. Ils n’ont qu’à se rendre dans la bonne section. »
Lors des premiers bazars, la majorité des clients étaient de Saint-Bruno-de-Montarville ou de Saint-Basile-le-Grand, mais depuis quelques années, l’événement attire de la clientèle d’un peu partout en région. « Il n’est pas rare maintenant de voir des gens qui viennent de la Rive-Nord ou même de Sherbrooke pour profiter des bonnes aubaines qu’offrent nos bazars », révèle Josée Rhoades. La principale source de financement
La coordonnatrice administrative de CAME poursuit en spécifiant que les deux bazars annuels constituent la principale source de financement de l’organisme qui offre des services de halte-garderie d’une demi-journée, des rencontres entre parents et des activités pour toute la famille. « Ces activités sont donc essentielles pour la survie de notre organisme. »
Au cours du bazar d’automne, CAME réalise entre 13 000 $ et 14 000 $ de profit. Pour celui du mois de mai, le montant varie entre 10 000 $ et 11 000 $. « Cela a toutefois tendance à augmenter avec les années. » Josée Rhoades termine en faisant remarquer qu’en plus de faire un don à CAME, les clients des bazars permettent la réutilisation d’articles et accessoires. « Cela est excellent pour l’écologie. »