Claude Benjamin poursuit Marilou Alarie en diffamation

Le maire de Saint-Bruno, Claude Benjamin, poursuit Marilou Alarie, porte-parole du Regroupement pour la sauvegarde de la forêt des Hirondelles, en diffamation et il lui réclame 50 000 $. De ce montant, 35 000 $ sont attribués pour atteinte de sa réputation et 15 000 $ pour dommages-intérêts exemplaires.

« Ce que je reproche principalement à Mme Alarie, c’est d’avoir dit qu’il y avait de la collusion et de la corruption à Saint-Bruno. Et, dans le reportage télévisé, sa déclaration est d’une limpidité… on ne peut plus claire », soutient M. Benjamin. Cette annonce aurait été faite lors de la conférence de presse tenue par le Parti montarvillois en décembre, alors que ce dernier annonçait le dépôt de son « Dossier noir » à l’UPAC.

Rappelons que Mme Alarie aurait alors affirmé que « la circulation des enveloppes brunes à Saint-Bruno serait un secret de polichinelle dans le milieu immobilier, c’est connu ». Mme Alarie aurait également attesté qu’« il faudrait « tipper » un fonctionnaire de l’urbanisme et un consultant de la Ville de Saint-Bruno pour faire débloquer un projet immobilier ». Des propos qui ont été relatés par le journaliste de TVRS, Maxime Dorais, dans son article intitulé Enveloppes brunes : la Ville de Saint-Bruno pointée du doigt, publié le 4 décembre dernier.

En lien avec cela, les avocats de Mme Alarie ont envoyé une mise en demeure à M. Dorais, à la suite de la parution de l’article, sur ces mêmes propos qu’il lui aurait « prêtés à tort ». Mme Alarie lui demandait de rectifier son reportage en retirant ces propos et de publier une rétractation. Quelque temps après, l’article de M. Dorais était retiré du site Internet de TVRS.

Quant au dossier en cours, Marilou Alarie n’a pas souhaité faire de commentaires. Du côté du maire Benjamin, ce dernier assure que si le montant réclamé lui est versé, ce dernier servira à des fins municipales.

Mise en demeure jamais arrivée

Après avoir pris connaissance de l’article de Maxime Dorais, Claude Benjamin a envoyé une mise en demeure à Mme Alarie lui demandant de se rétracter dans les 24 heures suivantes. À son tour, cette dernière a envoyé à M. Benjamin, le 14 décembre, une mise en demeure demandant à son tour rétractation et excuses publiques pour avoir véhiculé de « fausses informations » à son sujet. Toutefois, selon une vérification faite ce lundi matin auprès du greffe, le document n’est jamais arrivé à destination, ni au bureau du maire ni à sa résidence.

(NDLR: Au lendemain de la publication de cet article, Mme Alarie transmettait au journal, par courriel, un Rapport de signification de la huissière de justice qui a bel et bien déposé la mise en demeure adressée à M. Benjamin, à l’hôtel de ville, le 14 décembre dernier. De là, cette précision.)