Chronique finance : ce que j’ai tiré de mes vacances
Deux semaines au soleil, en famille, ça fait du bien. C’était d’ailleurs la première fois que nous allions au Mexique depuis très longtemps, ayant l’habitude de nous reposer en Floride ces dernières années. C’était une bonne décision, car nous avons adoré notre séjour au Mexique… et j’ai pu pratiquer mon espagnol.
J’avais vraiment besoin de vacances reposantes. Ne rien faire pendant deux semaines, sauf me reposer, lire, passer du bon temps en famille et réfléchir.
Voici quelques constats que je tire de ces vacances.
Il y a un monde de différence entre les nouvelles du jour et ce qui importe vraiment. Il n’y a aucune direction dans les événements quotidiens, que ce soit en ce qui concerne la guerre en Iran, la situation avec les tarifs ou la politique américaine. C’est peut-être la stratégie de M. Trump de maintenir la planète entière en alerte. Quoi qu’il en soit, les nouvelles quotidiennes et les mouvements boursiers ne sont que du bruit que tout investisseur à long terme doit ignorer (ou, à tout le moins, ne pas laisser dévier de sa philosophie d’investissement). Nous jouons la » partie longue » et ce qui importe, c’est d’investir pour le long terme dans des sociétés qui sauront traverser le temps et créer de la valeur pour leurs actionnaires au cours des dix ou vingt prochaines années.
De plus, il existe parfois un monde de différence entre les mouvements boursiers journaliers et la valeur réelle des entreprises. À court terme, de nombreux facteurs peuvent influencer le cours des titres de ces sociétés en portefeuille : le cours du pétrole, les taux d’intérêt, les tarifs, les données économiques, etc. Les modes et les mouvements spéculatifs ont également un impact sur les cours à court terme. Cependant, à moyen et long terme, ce sont les bénéfices nets des entreprises qui détermineront leur valeur, et rien d’autre. La vaste majorité du temps, les prix et la valeur des sociétés en Bourse sont à peu près alignés; parfois, ils peuvent se déconnecter significativement, d’un côté comme de l’autre. Je crois que nous vivons une de ces périodes pour de nombreuses sociétés aujourd’hui.
J’ai voulu, pendant deux semaines, me couper du monde de la Bourse et de l’investissement, mais c’est peine perdue. Autant me l’avouer, j’adore l’investissement et la gestion d’une entreprise, et il n’est pas utile d’essayer d’arrêter d’y penser, ça fait partie de moi. Pour paraphraser une citation populaire, on peut sortir l’investisseur de la Bourse, mais on ne peut pas sortir la Bourse de l’investisseur!
J’ai pu constater une fois de plus que la lecture est de loin la meilleure chose à faire pour apprendre et s’améliorer. J’ai lu une douzaine de livres pendant mes vacances, en plus de quelques lettres annuelles de présidents à leurs actionnaires, dont celles de Markel et de Berkshire Hathaway, toujours très instructives. Alors que nous sommes tous obnubilés par nos téléphones » intelligents « , les livres et la lecture restent, selon moi, le meilleur moyen d’apprentissage (et de divertissement).
Je reviens revigoré et encore plus focalisé sur l’horizon à long terme.
