Christian Page commente sur les dossiers OVNIS
La CIA déclassifie ses dossiers OVNIS
La CIA déclassifiait des dossiers OVNIS en janvier dernier. Le journaliste et enquêteur Christian Page s’est entretenu avec le journal.
Pour Christian Page, il s’agit d’un nouvel épisode dans cette démarche qui dure depuis des années. « Ça fait 20 ans que ça dure, en France, Angleterre et aux États-Unis. Le ministère de la Défense, le Geipan, la CIA, l’US Air Force… Ces instances ont toutes, à un moment, été interpellées par la question OVNIS. Certaines personnes peuvent croire qu’il s’agit d’une nouveauté, mais dans les faits, la démarche de déclassifier ces documents s’est faite progressivement dans le temps », explique Christian Page.
Puisque ces dossiers ne contiennent « aucune information spectaculaire », Christian Page prend la chose avec amusement. « Pour les amateurs d’ufologie, ces documents nourrissent les croyances envers le phénomène et ils continuent d’accuser le gouvernement de cacher des renseignements. Pour les sceptiques, il n’y a rien dans ces images, ce qui alimente encore leur vision de scepticisme. Entre les deux groupes, il n’y a pas de juste milieu », de poursuivre le diplômé en communication de l’Université de Montréal. « J’enquête sur ce genre de phénomènes depuis plus de 35 ans avec la vision du journaliste. Je reste l’esprit ouvert, mais je demande où sont les preuves? Des récits, des témoignages, ce ne sont pas des preuves! »
Le retour de la série X-Files
Christian Page prend tellement la chose avec un grain de sel qu’il est persuadé que la CIA a profité du retour de la série culte X-Files pour déclassifier ces dossiers. « Je n’ai aucun doute. La CIA a surfé sur le retour très médiatisé de cette nouvelle saison. Habituellement, ça passe sous silence lorsque des documents OVNIS sont dévoilés; cette fois, la presse en a fait grand cas et la nouvelle a attiré l’attention. »
La 10e saison de 6 nouveaux épisodes des X-Files a été diffusée du 24 janvier au 22 février. Cette série, très populaire dans les années 90, met en scène deux agents spéciaux du FBI, Fox Mulder et Dana Scully, qui enquêtent sur des affaires non résolues de phénomènes paranormaux. « Je suis ravi de cette initiative. C’était une très bonne série, bien écrite et cette nouvelle mouture reste conforme à l’originale. Par contre, les gens se demandent si ce service existe au gouvernement. La réponse est non; ni la GRC, ni le FBI, ni la CIA n’ont ce genre d’organisme qui se consacre au paranormal », mentionne l’auteur de plusieurs livres, dont le prochain, publié le 16 mars, L’enquêteur du paranormal au cinéma.
Montérégie : haut lieu des OVNIS
Il est d’accord pour affirmer que la Montérégie est l’une des régions où les observations d’OVNIS sont les plus rapportées. Il cite entre autres Mont-Saint-Hilaire qui, à la suite d’une longue enquête dans les années 70, avait révélé, grâce au calcul orthoténique, que la montagne est le point focal de multiples observations au-dessus du Québec. « L’enquête de Jean Vézina et Marc Leduc est connue. Ils avaient étudié l’ensemble des observations au cours des 100 dernières années au Québec et les avaient cataloguées en trois groupes. Plusieurs de ces manifestations suivaient quatre ou cinq corridors précis qui se croisaient au-dessus de Beloeil, Mont-Saint-Hilaire et la montagne », souligne l’animateur de la chronique du 98,5 FM, Mythes & Complots, diffusée à Dutrizac tous les mercredis.
Saviez-vous que l’un des cas d’observation les plus célèbres au Canada s’est déroulé non loin d’ici, à Marieville? Le 20 novembre 1989, dans le village de Sainte-Marie-de-Monnoir (devenu Marieville), un OVNI qui survole les maisons laisse un cercle de 20 mètres de diamètre sur le sol. Un rond d’herbes bien vertes apparaît. Des rapports sont rédigés. Des témoignages sont enregistrés. « Le cas d’observation de Sainte-Marie-de-Monnoir est un classique. À l’époque, quelque 60 témoins ont rapporté avoir aperçu des lumières dans le ciel. Le sol, analysé, ne contenait ni radiation ni contamination, mais ces analyses ont révélé des taux anormalement élevés d’azote (300 %) et de chlorophylle (1000 %). Il n’y a eu aucune explication, et encore aujourd’hui, je n’arrive pas à expliquer ce phénomène », relate Christian Page, qui s’était déplacé sur le terrain en compagnie de François Bourbeau, un autre ufologue du Québec.
« Selon moi, la science nous réserve encore de maudites bonnes surprises! Ce qui me porte à croire que les phénomènes inexpliqués d’aujourd’hui deviendront la science de demain », conclut-il.
QUESTION AUX LECTEURS :
Êtes-vous croyant ou sceptique?
