Centre de femmes Entre Ailes
Le Centre de femmes Entre Ailes, situé à Sainte-Julie, a choisi de créer une campagne dans le cadre de la Journée Internationale des droits des femmes du 8 mars prochain pour sensibiliser à l’impact de la pandémie sur ce groupe de la société.
L’organisme julievillois choisira les témoignages de trois femmes, qui décriront la difficile réalité des femmes en pandémie afin de toucher le plus grand public possible. Selon la responsable des communications du Centre de femmes Entre Ailes, Nadia Texeira, « il peut s’agir de professionnelles de la santé débordées, de travailleuses communautaires engagées, de profils atypiques: tous les profils sont les bienvenus. »
Mme Texeira indique également que les témoignages retenus seront repris dans une série de balados à leur sujet dans l’optique où le thème de la Journée Internationale des droits des femmes dévoilé par l’OBNL collectif 8 mars est « Écoutons les femmes ». Le projet inclura une séance de photo avec les participantes sélectionnées, dont les portraits serviront à faire la promotion du balado par l’entremise d’affiches publiées à travers la région.
8 mars
C’est la Journée Internationale des droits des femmes.
Les inscriptions au projet débuteront le 8 mars prochain et seules les femmes âgées de plus de 14 ans et qui habitent la MRC Marguerite-d’Youville ou Boucherville pourront participer au projet. Les participantes doivent remplir un formulaire qui sera disponible sur la page Facebook du centre de femmes Entre Ailes ou à l’adresse communications@entreailes.org.
Le Centre Entre Ailes a été créé en 1992. À l’instar des autres centres à travers la province, l’organisme organise ses activités autour de trois mandats, qui sont les services, les activités éducatives et les actions collectives. Leur but est de favoriser des démarches d’apprentissage et de réflexion critique qui amènent les femmes à une prise de conscience individuelle et collective.
De nombreux défis en pandémie
La réalité des femmes qui sont liées au centre est bien souvent assez difficile. Avec la pandémie, des situations qui étaient à la base assez dures comme la violence conjugale ou des emplois où elles sont débordées par la charge de travail sans avoir de conditions de travail adéquates ont souvent empiré.
Malgré les besoins criants, la COVID-19 a empêché le centre de fonctionner à plein régime et d’aider toutes celles qui en avaient besoin aux débuts de la pandémie. Toutefois, Mme Texeira indique que « le centre n’a jamais été fermé même si les choses ont parfois été ralenties. D’habitude, les groupes de soutien étaient en présentiel: il a donc fallu les tenir de façon virtuelle. Cependant, les femmes peuvent toujours aller au centre pour de l’aide », dit la responsable. « Et un système de marche écoute a été instauré, ce qui donne l’occasion de voir les femmes en personne et qui satisfait celles qui avaient moins d’aise avec les rencontres virtuelles. »
