Cent jours pour l’administration Grisé-Farand

Le 15 février marquait le centième jour depuis l’élection municipale au Québec. Entrevue avec le maire de Saint-Bruno, Ludovic Grisé-Farand, pour dresser un bilan.

Quels sont les objectifs atteints par votre administration depuis l’élection?

Nous avons d’abord réussi à ramener l’harmonie et le respect au conseil municipal. Il n’y a pas de coupure de parole et des citoyens m’ont indiqué qu’ils avaient recommencé à regarder les séances et qu’ils sont fiers de leur conseil. Nous avons également diffusé des avis de réserve sur des terrains au centre-ville, ce qui permettra de préserver le cachet du village et d’avoir une densité de population moins élevée au centre-ville. Nous avons bloqué des projets immobiliers pour garder ce cachet de la ville. Notre administration a pu obtenir 280 places en garderie à 8,70 $ par jour et le niveau de taxation est demeuré sous le niveau de l’inflation, à 1,98 % en moyenne. Nous avons aboli le projet de vignettes pour le stationnement dans les rues limitrophes du parc national et tout le monde est désormais traité de manière équitable, peu importe la rue où il habite. Certains usages au plan d’urbanisme ont été changés pour, par exemple, empêcher l’implantation de plantations de cannabis sur des terrains précis de notre ville ou pour limiter des commerces de vapotage et autres au centre-ville et près des écoles et des garderies. Si nous avons accompli tout ça en 100 jours, imaginez en 4 ans!  

Quels autres projets sont sur la table présentement à Saint-Bruno?

Nous avons entre autres fait avancer le dossier du complexe sportif à vitesse grand V. Il y aura une consultation en début mai sur le projet et les détails seront décrits aux citoyens pour qu’ils puissent choisir de façon éclairée le meilleur site. La politique de déneigement a aussi été changée et les citoyens ont peut-être pu en voir des effets déjà cet hiver, mais la plupart des mesures entreront en vigueur l’an prochain. Les rues qui seront resurfacées vont également tripler en nombre. 

Vous avez indiqué que l’harmonie était de retour au conseil; comment se passe votre travail avec les autres élus?

Ça va très bien au conseil. On a une belle chimie et les choses vont rondement. Avec Louis Mercier, entre autres, nous travaillons sur plusieurs dossiers, incluant l’agglomération et ça se déroule bien. Avec monsieur Fortier aussi, les choses vont bien, d’ailleurs. Parfois, il arrive que des débats prennent place, mais comme je l’ai mentionné, tant que les choses se font dans le respect et que c’est cordial, il n’y a pas de problème. 

Quelles sont les plus grandes difficultés de votre emploi?

Je dirais qu’il y a deux aspects qui rendent les choses plus complexes. D’abord, d’un point de vue plutôt personnel, il y a la présence des réseaux sociaux. Cela fait en sorte que nous sommes constamment dans la possibilité de recevoir des demandes de citoyens, à toute heure du jour ou de la nuit. Je vous dirais que, pour ma part, je suis désormais habitué à cela, mais que pour certaines personnes, ça peut être complexe. Mais j’ai promis aux citoyens d’être accessible comme l’était en son temps Marcel Dulude et je compte respecter cette promesse. Disons que mon emploi demande beaucoup d’heures, que les semaines sont intenses, très chargées, mais j’adore ce que je fais présentement.

L’autre défi auquel nous faisons face, c’est que nous sommes tributaires de certains projets liés au zonage qui a été décidé il y a longtemps. Les mentalités ont changé, mais certains projets prennent place dans des secteurs de la ville où le plan d’urbanisme date des années 1990. Les citoyens voient ces projets aboutir maintenant et peuvent croire que c’est notre administration qui les a mis de l’avant, mais ces projets respectent le code d’urbanisme. Donc, nous ne pouvons pas les empêcher d’être implantés. C’est entre autres pour cela que nous effectuons des modifications majeures au plan d’urbanisme, pour éviter que des situations, comme celle du crématorium, ne se produisent à nouveau. 

Vous serez bientôt père d’un enfant. Comment vous y prendrez-vous pour jumeler votre emploi du temps chargé comme maire à celui de parent?

Déjà, lorsque ma conjointe accouchera, je prendrai deux semaines de congé parental. Par la suite, je me mettrai au télétravail pour un certain temps. Comme cela a été prouvé au courant de la pandémie de COVID-19, il est possible d’être aussi productif en faisant du travail à distance que lorsqu’on est au bureau. Alors, je crois que cela me donnera l’occasion de passer davantage de temps avec ma famille.

Que pensez-vous des accomplissements du nouveau conseil municipal durant ces premiers mois du mandat01?