Cancer du sein : les causes encore méconnues

Une femme sur neuf développera un cancer du sein au cours de sa vie. Malgré les progrès scientifiques et médicaux, les causes du cancer du sein demeurent méconnues.
La Fondation du cancer du sein du Québec soutient qu’il n’y a pas une seule cause ou un déclencheur unique du cancer du sein. Les études scientifiques font état de plusieurs facteurs qui augmentent le risque de cancer du sein.
L’effet de certaines hormones féminines favoriserait le développement de certains types de cancer du sein. L’œstrogène est un des facteurs de risque important. ❡
L’augmentation d’œstrogène ou de la durée d’exposition à cette hormone se produit notamment par des menstruations précoces, la prise de contraceptifs oraux, une première grossesse tardive ou aucune grossesse, l’absence d’allaitement, une ménopause tardive, des traitements prolongés d’hormonothérapie contre les effets de la ménopause, l’obésité et la consommation d’alcool.
Le taux de cancer le plus élevé 
Le cancer du sein est la forme de cancer la plus répandue chez la femme au Canada et est la deuxième principale cause de décès par cancer chez les Canadiennes. Le cancer du sein peut aussi se manifester chez les hommes, mais ce n’est pas courant.
Le cancer du sein est plus fréquent dans les pays industrialisés comme le Canada, les États-Unis, l’Europe du Nord et l’Australie. Au Canada, le taux de ce cancer est l’un des plus élevés au monde.

« Je vois la vie différemment et, quotidiennement, je puise une énergie nouvelle de la force de détermination des femmes atteintes. » – Mitsou Gélinas

Huit cancers du sein sur dix touchent des femmes de 50 ans et plus. Une femme sur neuf risque d’être atteinte d’un cancer du sein au cours de sa vie. C’est le cancer le plus fréquent et le deuxième plus meurtrier, après le cancer du poumon, chez les femmes. Il a été établi par les experts qu’un programme comme le PQDCS peut faire diminuer la mortalité par cancer du sein de 30 %.
Mitsou, ambassadrice 
Il y a 10 ans, Mitsou Gélinas rejoignait la grande famille de la Fondation du cancer du sein. Elle indique que chaque jour, ce rôle lui donne la chance de faire des rencontres extraordinaires et de croiser des femmes inspirantes et courageuses. « Leur détermination à œuvrer sans relâche au service des femmes atteintes, avec force et humanité, me touche profondément. Grâce à elles, je vois la vie différemment et, quotidiennement, je puise une énergie nouvelle de leur force de détermination. »
Elle poursuit en soutenant que la Fondation est plus qu’une cause. Pour elle, la Fondation est un mouvement en marche qui, depuis plus de 20 ans, s’active pour accéder à un avenir sans cancer du sein. « Grâce à la généreuse contribution des gens, la Fondation est en mesure de soutenir des projets de recherche novateurs et de faire avancer la science à grands pas. »
Elle se dit également très heureuse de constater que les femmes sont de plus en plus conscientes qu’elles sont les premières à pouvoir prendre la santé de leurs seins en main grâce à de grandes initiatives de sensibilisation et d’éducation à travers toute la province. « C’est sans compter toute la panoplie d’outils très variés que la Fondation met à la disposition des femmes atteintes de la maladie et de leurs proches. »
Favoriser le dépistage 
Le cancer du sein peut se développer durant plusieurs années, en l’absence de tout signe de maladie. Seul un dépistage précoce permet une meilleure prise en charge de la personne atteinte, notamment par des traitements ciblés et moins invasifs.
Cette maladie est généralement découverte à la suite de l’observation d’un signe par un examen radiologique (mammographie), par un professionnel de la santé ou par la femme elle-même. L’observation régulière des seins et l’examen clinique par un professionnel de la santé qualifié peuvent ainsi aider à dépister rapidement la maladie. Pour les femmes de 50 à 69 ans, une mammographie aux deux ans est fortement recommandée.
Quelques statistiques 
La Société canadienne du cancer estime qu’en 2015 :
– 25 000 femmes recevront un diagnostic de cancer du sein. Cela représente 26 % de tous les nouveaux cas de cancer chez la femme en 2015.
– 5 000 Canadiennes mourront d’un cancer du sein. Cela représente 14 % de tous les décès par cancer chez la femme en 2015.
– En moyenne, chaque jour, 68 Canadiennes recevront un diagnostic de cancer du sein.
– En moyenne, chaque jour, 14 Canadiennes mourront d’un cancer du sein.
– 212 hommes recevront un diagnostic de cancer du sein et 60 en mourront.