Saint-Bruno : Bruno Berdnikoff, DJ depuis ses 16 ans

Seize ans après ses débuts dans un gymnase d’école à Saint-Bruno, le DJ Bruno Berdnikoff continue d’animer les foules, d’Ibiza au Casino de Montréal. Il s’est entretenu avec le journal Les Versants pour faire un retour sur sa carrière et ses projets futurs.

À 32 ans, Bruno Berdnikoff a déjà passé la moitié de sa vie derrière les tables tournantes. Ce qui a commencé au secondaire, à Saint-Bruno, avec des fêtes dans un gymnase d’école, s’est transformé en une carrière qui l’a mené sur des scènes prestigieuses, du Casino de Montréal, du Grand Prix, jusqu’à Ibiza et Tulum. Malgré les années, la passion demeure la même : créer une soirée dont les gens se souviendront.

Ses débuts au collège

Son premier grand souvenir derrière les platines remonte aussi à son secondaire. Avec des collègues, Bruno Berdnikoff avait mis sur pied une fête sur l’heure du dîner dans un gymnase. L’organisation était rustique, avec système de son, éclairage, chandails, bâtons fluorescents et promotion à l’interne. « Je pense qu’il y avait un bon 400 personnes », raconte-t-il. Seize ans plus tard, ce départ local a pris des proportions qu’il n’avait pas à l’époque. Ce qui avait commencé avec le soutien de ses amis du secondaire est devenu une carrière à temps plein, qui l’a mené sur des scènes parmi les plus prestigieuses dans le monde des disques-jockeys.

Les moments marquants

Parmi les expériences marquantes de sa carrière, Bruno Berdnikoff compte notamment ses nombreuses prestations au Casino de Montréal. Il y entame sa dixième année et estime y avoir donné plus de 300 spectacles. « Le casino, c’est vraiment une foule unique », raconte-t-il. Cette relation a commencé presque par hasard, alors qu’il était entré pour dépanner un collègue. « Ça a juste cliqué », résume-t-il. Le DJ a aussi eu l’occasion de se produire dans le cadre du Grand Prix de Montréal, notamment dans les paddocks et sur la grille de départ, où l’ambiance demandait une énergie particulière. « Il faut quand même amener un certain niveau au Grand Prix », souligne-t-il. 

Bruno Berdnikoff a également eu l’occasion de cocher plusieurs villes et destinations marquantes pour les disques-jockeys, dont Melbourne, Barcelone, Miami, Los Angeles, Tulum et la République dominicaine. Son passage à Ibiza demeure toutefois un moment important dans son parcours. « Ibiza, c’est vraiment une ville que tous les DJ idolâtrent un peu », affirme-t-il. Avant de jouer dans ce type d’endroit, il observe les clubs, les soirées et les artistes locaux afin de bien comprendre l’ambiance. Même s’il a déjà vécu plusieurs expériences à l’international, certains objectifs demeurent. Il aimerait notamment jouer à New York, qu’il décrit comme « une ville iconique », ainsi qu’en Asie, où les foules seraient très réceptives à différents styles musicaux.

Un art en transition

Depuis ses débuts, le métier de DJ a beaucoup changé, entre autres avec l’arrivée des plateformes de diffusion continue. Selon Bruno Berdnikoff, ces outils permettent de découvrir énormément de musique, mais ils ont aussi transformé les attentes du public. « Il y a trop d’artistes. Il y a trop de chansons. C’est difficile de suivre les tendances », avance-t-il. À cela s’ajoute une nouvelle façon d’écouter la musique, surtout chez les plus jeunes. Les chansons doivent souvent s’enchaîner plus rapidement qu’avant. « Tu dois jouer environ une chanson par minute, si ce n’est pas plus », explique-t-il.

Selon Bruno Berdnikoff, la compétition s’est accentuée dans le milieu depuis la pandémie. « Avec la pandémie, on dirait que tout le monde est devenu DJ », lance-t-il. Il observe une hausse du nombre de personnes qui se lancent dans le métier, autant chez les jeunes que chez les adultes qui souhaitent apprendre pour le plaisir. Cette popularité rend le marché plus compétitif, surtout dans les bars et les clubs. Pour lui, l’expérience continue toutefois de faire une différence, particulièrement dans les événements corporatifs ou privés, où les clients cherchent un résultat professionnel et maîtrisé.