Bilan DPJ de la Montérégie : une baisse des signalements

Dans le cadre de son 18e bilan annuel, la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) fait état de 17 837 signalements traités en Montérégie durant l’année 2020-2021, soit une diminution de près de 200 comparé au rapport précédent.

De ces 17 837 signalements, 5850 cas ont été retenus. C’est une très légère baisse de 0,6 % des signalements retenus comparativement à l’exercice 2019-2020.

Quotidiennement, ça représente 48 situations d’enfants signalées et exprimées par des gens qui ont à cœur le sort des jeunes. « Ça demeure un volume très important », constate en conférence Zoom la directrice de la protection de la jeunesse de la Montérégie, Marie-Josée Audette. Cette donnée, 48, équivaut à une situation de moins que l’année dernière en Montérégie.

Cette baisse s’explique par la période de confinement imposée par la pandémie de COVID-19, de mars à mai 2020. « Il y a eu une baisse importante des signalements durant cette période, affirme Marie-Josée Audette. Clairement, les signalements viennent des partenaires de l’extérieur. Une grande partie provient des milieux scolaires, des services de garde, des policiers. »

« Ça demeure un volume très important. » – Marie-Josée Audette

Le taux de rétention des signalements est de 32,8 %. L’année dernière, il s’établissait à 33,4 % et en 2018-2019 à 40,8 %.

C’est sous la thématique « Les enfants, notre priorité! » que ce 18e bilan fait état de DPJ « déterminées à améliorer ce qui doit l’être et met en lumière leur engagement renouvelé, solide et immuable pour lutter contre la maltraitance des enfants ».

Un accent particulier est mis sur le travail accompli au cours de la dernière année par les intervenants et leurs collaborateurs. Investis auprès des jeunes, ils ont fait preuve de pro-activité pour aider et demeurer en lien avec les enfants et leur famille. Leur présence et leurs interventions ont permis de prendre soin des enfants et d’éviter des drames. « Le bilan de cette année nous rappelle qu’il faut, plus que jamais, travailler en amont avec tous les organismes qui interviennent de près ou de loin auprès des jeunes. Plusieurs étapes peuvent être faites avant d’arriver à un signalement », rappelle Marie-Josée Audette.

Mme Audette cite en exemple les intervenants des milieux scolaires et des CLSC, qui « peuvent devenir de précieux alliés sur le terrain ». Elle précise : « D’autres liens peuvent être faits pour assurer un filet de sécurité à l’enfant, un cercle de bienveillance à l’image de ce qui est mis de l’avant dans la Commission Laurent. La première étape pour y arriver sera les changements législatifs à la Loi sur la protection de la jeunesse en septembre. »

Le principal milieu de vie des enfants pris en charge par la DPJ est toujours le milieu familial (46 % en Montérégie). On constate par ailleurs qu’une plus grande proportion d’enfants demeure avec une personne significative (14 %).

Au Québec, 117 904 signalements ont été traités, soit 323 situations d’enfant signalées par jour. C’est une très légère baisse des signalements traités comparativement au bilan 2019-2020. De ce nombre, 44 728 signalements ont été retenus, une hausse de 2,7 % comparativement au dernier exercice.