Bientôt une famille à Saint-Bruno
Réfugiés syriens
En place depuis septembre 2015, le projet initial de Guy Gagnon et de sa conjointe Martine Masson, afin que chaque quartier des villes québécoises accueille une famille syrienne, devrait bientôt se concrétiser pour une première expérience à Saint-Bruno-de-Montarville.
« Nous avons eu la confirmation qu’une famille syrienne de quatre personnes pourrait venir s’installer à Saint-Bruno à la fin du mois de février », a fait savoir au journal Les Versants M. Gagnon. Un couple avec un enfant de trois ans et sa grand-mère pourrait finir son périple de la Syrie à Saint-Bruno-de-Montarville, après avoir passé deux ans et demi au Liban. « L’intégration du petit garçon se fera vite, la mère a un baccalauréat en littérature française et enseigne le français et l’anglais, le père était coiffeur et il a une sœur qui habite à Montréal. Nous devrions d’ailleurs la rencontrer au début du mois de janvier. »
Depuis le quartier Sommet Trinité à Saint-Bruno, le couple a pu mobiliser très facilement une cinquantaine de personnes du voisinage qui n’ont pas hésité à s’impliquer. Très vite, l’entraide est venue des habitants de Saint-Basile-le-Grand. « La participation de tous a été au-delà de toutes nos espérances. » En un temps record, le montant de 30 000 dollars, que le groupe de citoyens devait amasser, a été quasiment atteint, mais M. Gagnon demande encore un effort supplémentaire. « Même si le gouvernement se chargera de leur rapatriement, le billet d’avion est à la charge de la famille. Nous espérons avoir encore plus d’argent pour leur enlever cette charge. Tant que la volonté populaire est là, on continue. Le 1er février, le logement devrait être trouvé, il faudra des meubles, des vêtements… Il y a une vie de quatre personnes à bâtir en quelques semaines. »
Bénévoles
L’Action communautaire pour les réfugiés, regroupement œcuménique qui a pris forme dans la municipalité, s’est rapidement impliquée dans le processus d’accueil de la famille syrienne et de la gestion des dons des citoyens. La paroisse de Saint-Bruno / Saint-Basile est d’ailleurs toujours ouverte pour recevoir des bénévoles afin d’aller jusqu’au bout de cette aventure solidaire. « Notaire, médecin, dentiste, psychologue ou encore psychiatre donnent de leur temps et de leur expertise pour accueillir du mieux possible la famille qui arrivera en février. Il y a des travailleurs sociaux qui se sont impliqués, nous avons même des traducteurs, des personnes qui parlent arabe. Les gens d’affaires ont aussi très bien répondu à nos appels. »
27 février
Le 27 février, une grande une soirée syrienne sera organisée au Centre Marcel-Dulude à Saint-Bruno. « Plusieurs activités seront prévues pour continuer à collecter des fonds. Nous pourrions ainsi faire venir d’autres membres de la famille qui sera accueillie en février. Peut-être que la famille pourra d’ailleurs à ce moment être avec nous », de conclure M. Gagnon.


