Bernard Gagnon parle d’une situation déplorable

Grabuge après la fête nationale de Saint-Basile-le-Grand

Le maire de Saint-Basile-le-Grand, Bernard Gagnon, trouve déplorable la situation survenue à la suite des célébrations de la fête nationale, dans la nuit du 23 au 24 juin.
Les célébrations de la fête nationale à Saint-Basile-le-Grand ont été ternies en fin de soirée lorsque des jeunes ont confronté les agents de la Régie intermunicipale de police Richelieu – Saint-Laurent. La situation a empiré un peu après minuit. Au total, une vingtaine d’adolescents ont été arrêtés à la fin des activités entourant la fête, dans la nuit du 23 au 24 juin. « La situation problématique, tout ce grabuge, c’est arrivé alors que la fête était terminée et que le site se vidait. À 22 h 30, tout était fini; des papas, des mamans, des enfants, des grands-parents, tous ces gens ont évacué le site et sont rentrés à la maison dans le calme. C’est après cela que des jeunes sont arrivés en masse. D’après ce que j’ai compris, d’après les informations qu’on m’a rapportées, à un moment, il y en avait un millier. Les plus agressifs, par contre, ne viendraient pas de Saint-Basile-le-Grand », mentionne le maire, Bernard Gagnon.
M. Gagnon parle d’une situation déplorable, regrettable, et le conseil municipal doit rencontrer des représentants de la Régie intermunicipale de police Richelieu – Saint-Laurent, peut-être en août, sinon en septembre, afin de faire le tour des problématiques. « Nous allons nous rencontrer pour discuter de la façon dont il faut se comporter à l’avenir pour éviter de tels débordements. Nous voulons faire le point pour savoir quelle est la meilleure attitude à adopter, quelles sont nos options pour le choix de futurs sites. Nous allons étudier toutes les suggestions », raconte le maire grandbasilois.

« Ils étaient à l’extérieur du site, sur la butte, dans les bois, près du ruisseau Massé. C’est dommage comme situation parce que la fête, elle, a été une réussite. » – Bernard Gagnon

Plusieurs policiers
Bernard Gagnon a quitté les lieux de la fête nationale vers 21 h 45. Il confirme qu’à son départ, il y avait déjà « beaucoup de policiers sur place ». En début de soirée, une quinzaine de policiers parcouraient le site du parc du Ruisseau, où avaient lieu les activités (structures gonflables pour les enfants, spectacle musical de Yelo Molo et feu d’artifice). Le site devait fermer après le feu d’artifice, vers 22 h 30. « Graduellement, au fur et à mesure que la soirée avançait, d’autres agents de police se sont joints à nous. À la fin, nous avions un effectif de 60 à 70 policiers », rapportait au journal la semaine dernière l’inspecteur-chef de la Régie intermunicipale de police Richelieu – Saint-Laurent, Richard Gauthier.
À l’extérieur du site
Le maire Gagnon déplore les incidents, mais il tient à préciser que ces contrevenants n’étaient pas sur le site durant les célébrations. « Ils étaient à l’extérieur du site, sur la butte, dans les bois, près du ruisseau Massé. C’est dommage comme situation parce que la fête, elle, a été une réussite », note-t-il.
Pour l’inspecteur-chef, c’est la configuration du site choisi pour célébrer qui est en cause. « Ça prend un endroit fermé. À Saint-Basile-le-Grand, ce n’est pas un site fermé. À Beloeil, Saint-Amable, Richelieu, il s’agit de sites dont les entrées sont contrôlées. Ce n’est pas le cas à Saint-Basile-le-Grand. Tout le monde peut y entrer, et de n’importe où. C’est la seule municipalité que couvre la Régie qui est problématique. » Selon lui, la Ville doit voir à organiser une fête nationale encadrée.
Ce à quoi M. Gagnon répond qu’un site fermé et encadré n’aurait rien changé : « Ce qui a donné lieu à ces exagérations, ce sont des adolescents qui n’étaient même pas sur place. Ils s’étaient rassemblés autour du site pendant la soirée. Sur le site, il n’y a eu aucun débordement. »
Est-ce qu’une situation aussi malheureuse pourrait pousser la Ville à ne plus organiser de fêtes nationales dans l’avenir? « Je sais que ça ferait un bon titre, mais nous ne sommes pas rendus là! Nous avions décidé de donner un angle familial à la fête nationale, et c’est un angle que nous aimerions poursuivre au cours des prochaines années », conclut Bernard Gagnon. Mais il se questionne : « Pourquoi Saint-Basile-le-Grand a-t-elle été la cible? »
La Régie de police a procédé à plus d’une vingtaine d’arrestations, des adolescents âgés de 13 ans, 17 et 18 ans. Ceux-ci ont été arrêtés et identifiés, ont reçu un constat d’infraction. Leurs parents ont été avertis. Deux ou trois d’entre eux ont aussi été accusés de voies de faits mineurs, toujours selon l’inspecteur-chef.
Beloeil
Rappelons qu’en juin 2015, les célébrations de la fête nationale à Beloeil se sont terminées avec l’intervention de l’escouade antiémeute. Des fêtards refusaient de quitter les lieux et ont fait du grabuge. De 4 000 à 5000 personnes s’étaient rassemblées dans le Vieux-Beloeil. À minuit, la Régie de police a fait appel à ses collègues de la Sûreté du Québec. Des arrestations sont survenues.