Avant et après l’arrestation d’Yves Roy

Parc national du Mont-Saint-Bruno

Est-ce que les gens qui se promènent dans le parc national du Mont-Saint-Bruno ont changé leurs habitudes, avant et après l’arrestation du suspect de l’agression du 2 septembre dernier?
Serge Dessureault est un habitué des sentiers du parc national du Mont-Saint-Bruno, puisqu’il les emprunte régulièrement pour s’entraîner et garder la forme. Le Montarvillois gravit les plus hauts sommets du monde et participe à des compétitions d’endurance extrême. Selon lui, les choses ont changé depuis qu’il y a eu une agression, le 2 septembre dernier. « Pour ce qui est de la course dans le parc, disons que les jours, les semaines après l’attaque, je ne sais pas si c’est moi, mais je trouve qu’il y avait un mauvais sentiment, une mauvaise vibration. Disons que les hommes seuls se faisaient regarder d’un autre œil », explique Serge Dessureault, qui court presque toujours seul. « J’ai aussi remarqué que l’on croisait très peu de femmes seules dans les sentiers, et je pense que c’est tout à fait normal, vu les circonstances. »
Il poursuit : « Ma conjointe, qui emprunte également les sentiers, n’osait plus courir sur les trajets trop éloignés, où il y a moins de marcheurs et de coureurs. Aussi, elle n’osait plus courir aux heures moins fréquentées. »

« Maintenant qu’un suspect a été arrêté, je trouve que les choses reviennent à la normale. » – Serge Dessureault

Le suspect, Yves Roy, a été arrêté par les policiers de Longueuil le vendredi 16 septembre dernier. Son arrestation a été annoncée le lundi 19 septembre, soulageant un grand nombre de personnes qui avaient l’habitude de se balader dans la montagne de Saint-Bruno-de-Montarville. « J’ignore si c’est mon imagination qui me joue des tours, mais maintenant qu’un suspect a été arrêté, je trouve que les choses reviennent à la normale. Je vois davantage de gens seuls. Les sourires sont plus présents, et les bonjours aussi. »
À la suite des événements qui sont survenus au cours du mois de septembre, le directeur de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) au parc national du Mont-Saint-Bruno, Daniel Groleau, a tenu ces commentaires : « D’abord, le parc national du Mont-Saint-Bruno demeure un endroit sécuritaire, patrouillé à l’année par notre équipe de gardes-parc. L’incident qui s’est produit est un cas isolé; c’est la première fois qu’un tel événement se produisait. »
Il a également souligné que le Service de police de l’agglomération de Longueuil avait partagé avec la Sépaq le système de balises géolocalisées utilisées depuis juillet 2016 dans le parc municipal Michel-Chartrand et que les autorités du parc national se sont rendues sur place (parc Michel-Chartrand) afin de visiter le territoire et examiner le système de bornes géolocalisées qui y a été installé. « Le parc national du Mont-Saint-Bruno s’inspirera des balises géolocalisées du parc Michel-Chartrand pour mettre en œuvre, au cours des prochains mois, un projet similaire à même la signalisation existante déjà omniprésente sur le territoire. L’objectif est de permettre une localisation plus rapide lors de situations et ainsi améliorer les temps d’intervention des services d’urgence », de déclarer Daniel Groleau.