Attention à la prolifération d’algues bleu-vert

Montérégie

Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) invite la population de la Montérégie à protéger davantage les plans d’eau de sa région en misant sur de meilleures pratiques pour contrer la prolifération des algues bleu-vert, une problématique toujours présente.
Des épisodes de fleurs d’eau ont été constatés dans certains plans d’eau de la région. Selon les plans d’eau et les années, les fleurs d’eau d’algues bleu-vert ont été plus ou moins importantes. Certaines ont seulement touché un secteur, tandis que d’autres se sont étendues sur l’ensemble du plan d’eau. Selon les cas, les épisodes de fleurs d’eau ont duré de quelques heures à plusieurs jours.
« Ces constats démontrent qu’il demeure essentiel d’agir de manière préventive. Pour contrer l’apparition de fleurs d’eau ou pour minimiser leur importance, il faut réduire les apports de phosphore dans nos lacs et nos cours d’eau », explique le ministère de l’Environnement dans un communiqué.
Saint-Bruno et Sainte-Julie
Entre 2007 à 2014, la présence de fleurs d’eau d’algues bleu-vert a été confirmée dans des plans d’eau à Saint-Bruno-de-Montarville et
« Pour contrer l’apparition de fleurs d’eau ou pour minimiser leur importance, il faut réduire les apports de phosphore dans nos lacs et nos cours d’eau. » – MDDELCC
Sainte-Julie. Ces dernières ont remédié à la situation et sensibilisent les résidants à poser les bonnes actions pour éviter d’autres épisodes de la sorte.
Au cours de ces sept années, Saint-Bruno a connu huit épisodes d’algues bleu-vert, dont six aux lacs du Moulin et Seigneurial, lesquels sont suivis annuellement par la SEPAQ. En ce qui a trait au lac du Village, c’est la Ville qui est responsable de faire le suivi. Des inspections régulières sont effectuées par la municipalité et lorsqu’un épisode est confirmé, une affiche est placardée pour indiquer les consignes d’usage à respecter. Le lac du Village a connu deux épisodes depuis 2006.
Sainte-Julie a également eu à remédier à la présence d’algues bleu-vert en 2007. En raison de la canicule cet été-là, des algues ont été détectées dans les lacs Armand-Frappier et Edmour-J.-Harvey. Ces deux lacs ne sont pas naturels, ce sont des « bassins de retenue ». La baignade y est interdite, mais des activités de canot et pédalo y sont offertes. Lors de l’épisode d’algues, ces activités ont été interrompues temporairement.
À la suite des recommandations de la firme spécialisée BPR-Infrastructures, la municipalité a installé un équipement pour capter les sédiments au lac des Outardes et mis en place une campagne de sensibilisation des résidants du bassin versant. Le plan triennal des immobilisations (PTI) 2015-2016-2017 comprend également des modifications aux méthodes d’entretien et d’exploitation des infrastructures du bassin versant, l’aération dans les lacs, l’enlèvement des boues pour améliorer la qualité de l’eau et éliminer les algues, etc.
Quant à Saint-Basile, un épisode d’algues dans le lac Montpellier a été contrôlé il y a quelques années, mais il ne s’agissait pas de cyanobactéries. Qui plus est, ce lac, avec ses aérateurs et sa fontaine, n’est pas un endroit propice au développement d’algues bleu-vert.