André Besner veut offrir un autre terrain au sénateur Massicotte
Boisé des Hirondelles
Le conseiller municipal André Besner propose l’échange d’un terrain propriété de la Ville contre celui du Boisé des Hirondelles appartenant au sénateur et promoteur Paul. J. Massicotte.
Le terrain auquel fait allusion le conseiller de l’opposition est d’une superficie de 600 000 pieds carrés et est situé en bordure du rang des Vingt-cinq. En fait, il s’agit du terrain où l’entreprise Station Sky Spa souhaite aménager une station thermale. « Cela serait bénéfique pour tous dans une approche de gagnant-gagnant », écrit-il.
« Ce terrain est en friche et on n’y compte aucun arbre. » – André Besner.
Il rappelle que la Ville est devenue propriétaire de ce lieu dans les années 1990 à la suite des échanges de plusieurs parcelles de terres avec le gouvernement du Québec et un propriétaire foncier. L’entente a été notariée en 2014. « Ce terrain est en friche et on n’y compte aucun arbre. Il est zoné résidentiel. Il est facile d’y construire », soutient-il.
M. Besner poursuit en affirmant qu’il a d’autres idées concernant ce dossier et qu’il souhaite faire partie des négociations avec le propriétaire du boisé des Hirondelles. « Un climat de confiance mutuelle est nécessaire pour en faire un succès. »
Pas le bon type de terrain
De son côté, la conseillère du Parti montarvillois, Marilou Alarie, soutient que cette proposition ne pourrait pas fonctionner. Elle dit être persuadée que le sénateur Massicotte n’acceptera jamais un tel échange. « Le terrain du rang des Vingt-cinq n’est pas du tout le type de secteur que le promoteur recherche. »
Quant à lui, le porte-parole du sénateur Paul J. Massicote, Bruno Bergeron, indique que dans ce dossier, il n’est pas question d’échanger u terrain pour un terrain. « Nous avons une entente écrite avec la Ville de Saint-Bruno. Tant et aussi longtemps que cette entente existe, on ne peut parler d’échange. »
Il rappelle que plusieurs montants d’argent ont déjà été investis dans ce projet au cours des cinq dernières années. « L’entente qu’il y a avec la Ville comporte une centaine de conditions pour l’aménagement d’un projet à haute valeur environnementale et nous sommes prêts à les respecter », conclut-il.

