À travers le Canada : parcours à vélo
Du 30 juin au 18 juillet, Jean-François Dubé a parcouru 4 850 km à vélo de Vancouver à Saint- Bruno-de-Montarville.
Le soir du 18 juillet, date de son retour en territoire montarvillois, famille et amis l’ont accueilli chaleureusement. Trompettes, banderoles, et champagne étaient au rendez-vous. « Je m’attendais pas à ça, qu’il y est autant de monde. C’était très émouvant », explique Jean-François Dubé.
Sa belle-soeur, Caroline Jean, a effectué le parcours avec lui au volant d’un véhicule récréatif (VR). Cela leur permettait de choisir l’emplacement où ils s’arrêtaient pour la nuit, de cuisiner et de dormir dans un confort relatif. « Des gens vont faire 50 km parce que l’hôtel est là et puis le lendemain, l’hôtel se trouve à 180 km. On ne voulait pas avoir de contraintes. En ayant le VR, Jean-François pouvait faire en moyenne 250 km par jour sans avoir à se soucier de où se trouvait les commodités », mentionne Caroline Jean.
Pourquoi ?
Jean-François Dubé a toujours été passionné par le vélo. Depuis l’âge de 15 ans, il rêvait d’accomplir la traversée du Canada en vélo. « L’an passé, je m’étais dit que j’allais réaliser ce rêve pour mon cinquantième anniversaire », confie le cycliste.
« L’an passé, je m’étais dit que j’allais réaliser ce rêve pour mon cinquantième anniversaire. » – Jean-François Dubé
Le parcours
Le cycliste a dû faire face à plusieurs obstacles : intempéries, chaussées mal entretenues, crevaisons, températures froides, rhume, etc. Mais il est tout de même satisfait de l’expérience. « En terme de condition physique, ça bien été, mon corps s’est habitué à l’effort physique à tous les jours. J’avais des appréhensions par rapport à traverser les prairies. Beaucoup de gens m’ont dit que cette étape là était ennuyant, mais j’ai bien aimé. Il y a seulement la partie entre Calgary et Regina que je n’ai pas aimé. Le parcours était plus difficile. Mais l’Ontario a été la province la plus ardue à traverser. C’est sinueux, il y a beaucoup de côtes, c’est très long aussi. À certains endroits, il n’y avait pas d’accotements, je ne me sentais pas en sécurité de rouler. Ça été plus difficile que je pensais », confie M. Dubé.
Préparation
Pour effectuer un tel parcours, il est nécessaire d’y être bien préparé. « Dès l’âge de 15 ans, je faisais des longues distances [Trois-Rivière à Montréal par exemple]. En 2011, j’ai commencé à faire le Grand Défi Pierre Lavoie et que je fais toujours d’ailleurs. En 2014, je suis parti de Montréal et je suis allé jusqu’à Oakville [environ 35 km passé Toronto]. Par la suite, j’ai effectué d’autres trajets sur de longues distances comme Montréal à Boston, Montréal à New York. J’ai également fait le tour de l’Islande [1 100 km en trois jours]. À travers toutes ces expériences là, j’ai appris à mieux me connaitre, à voir comment mon corps réagissait à ces efforts physiques », explique Jean-François Dubé. Le cycliste fait également de la course à pieds ainsi que du ski de fond et ski alpin pendant la période hivernale.
L’idée d’utiliser un VR pour faire la traversée vient du Grand Défi Pierre Lavoie [chaque équipe à son propre VR]. « J’ai beaucoup appris à faire des voyages avec un VR avec les bagages, des outils mécaniques pour réparer mon vélo. C’est la façon la plus rapide et la plus confortable », mentionne le cycliste.


