Élection municipale : des candidats pour la mairie à Saint-Bruno et Saint-Basile

Louis Mercier et Kim Méthot se présentent respectivement à la mairie de Saint-Bruno-de-Montarville et de Saint-Basile-le-Grand en vue des prochaines élections municipales du 2 novembre prochain.

La course à la mairie a été officiellement lancée à Saint-Bruno, alors que le conseiller indépendant Louis Mercier a annoncé sa candidature.

Sous une bannière indépendante, Louis Mercier s’opposera au maire sortant, Ludovic Grisé Farand, et à l’équipe Citoyens d’abord Saint-Bruno. Au moment d’écrire ces lignes, ce sont les deux seules candidatures connues pour la mairie. 

Il en a fait l’annonce le 27 août, à l’Ancienne Gare, où une douzaine de citoyens ont pu poser des questions sur ses intentions politiques et ses opinions sur certains dossiers touchant à la Municipalité et à l’agglomération de Longueuil.

Préoccupations soulevées

Après quatre ans comme conseiller municipal, M. Mercier dit avoir atteint son objectif, celui de déposer une demande introductive d’instance au Procureur général du Québec visant à faire déclarer invalides deux articles légiférant l’agglomération de Longueuil. Cette démarche a été entamée par l’élu et son homologue, Vincent Fortier, en février dernier à titre de citoyens. 

« Je n’avais pas l’intention de me représenter aux élections au départ. J’ai 71 ans, je ne vise pas avoir une carrière politique », explique-t-il en entrevue avec le journal au lendemain de son point de presse.

Toutefois, il mentionne que sa volonté d’être élu à la mairie répond à son besoin de maintenir une démocratie forte à Saint-Bruno. « Je ne commencerai pas à faire le bilan du maire Grisé Farand et de son équipe pour ce que j’appelle les « affaires courantes » de la Ville. Je m’élève au-dessus de cela. Ce sont plutôt les points suivants qui me préoccupent pour l’avenir de notre ville et qui devraient préoccuper les Montarvillois. » Ces derniers sont le niveau de la dette, la démocratie, qu’il dit en péril, et il évoque une «  désinformation financière » du maire.

Participation des citoyens

Louis Mercier se présente comme indépendant. « Si ma candidature peut éveiller d’autres personnes à vouloir s’impliquer en politique et à se présenter comme candidat indépendant, ce sera pour le mieux », avance-t-il. Il a d’ailleurs rappelé, durant sa conférence de presse, qu’à son avis, les partis politiques n’ont pas leur place dans une municipalité. « Si je suis élu, le 2 novembre prochain, je souhaite fédérer et rassembler les huit conseillers que la population aura choisis tout en respectant leur liberté de choix et d’expression », explique-t-il sur ses volontés. « Ma campagne est lancée et je compte sur les Montarvillois pour s’y intéresser et se rendre aux urnes massivement, le 2 novembre, comme ils le font bien à chaque élection municipale. »

La campagne électorale sera déclenchée le 19 septembre prochain.

À Saint-Basile

Kim Méthot, conseillère municipale du district 4 depuis 2021, annonce sa candidature à la mairie de Saint-Basile-le-Grand en vue des élections du 2 novembre prochain.

« Avant d’annoncer mes intentions, j’attendais de voir la décision d’Yves Lessard », explique-t-elle, quelques jours après avoir vu ce dernier déclarer qu’il ne solliciterait pas un troisième mandat. « Il a été quelqu’un de qui j’ai beaucoup appris dans les quatre dernières

années », raconte la conseillère, le voyant comme un mentor qui l’a prise sous son aile dès ses débuts en politique.

Un intérêt grandissant

Kim Méthot a toujours eu un intérêt envers la politique. « Je rêvais, plus jeune, de devenir ambassadrice puisque je m’intéressais à la politique internationale, puis j’ai développé un intérêt pour la politique nationale et provinciale. La politique municipale était un peu hors de mon radar. » Elle s’est toutefois impliquée quelques mois avant les dernières élections dans le comité culturel de Saint-Basile-le-Grand, où elle a fait la rencontre de Guy Lacroix et de Richard Pelletier, tous les deux conseillers à cette époque. « En discutant avec eux, notamment avec M. Pelletier, qui avait annoncé son départ comme conseiller à l’issue des élections, ça a tranquillement éveillé ma curiosité et suscité l’intérêt que je porte encore aujourd’hui à la politique municipale », explique-t-elle.  

Si elle ne cache pas que le métier de politicien vient avec son lot de défis et de responsabilités à assumer, la jeune élue et mère de famille est certaine d’avoir l’entourage et l’équipe nécessaires pour relever ce prochain pari. « Nous avons vu une vague de jeunes élus lors des dernières élections, et c’est très inspirant. À Granby, à Longueuil et à Laval, on voit de jeunes mairesses et maires arriver à faire de grandes choses pour leurs citoyens tout en gardant une vie familiale », explique-t-elle. 

Plusieurs dossiers 

Kim Méthot a également annoncé pouvoir compter sur cinq candidats indépendants, comme elle, qui formeront une équipe prête à la soutenir en vue des élections.  » Je ne trouve pas qu’au municipal, une ligne de parti a sa place. C’est important pour les citoyens d’avoir la liberté de voter selon leurs valeurs et leurs croyances dans chacun des quartiers de la ville « , explique-

t-elle quant à ses choix de se représenter à nouveau comme indépendante. Elle précise toutefois que les cinq candidats, dont l’identité sera annoncée sous peu, sont tous liés par des idées communes.

« J’avais déjà l’intention de me représenter comme conseillère. Il reste beaucoup de dossiers et de projets que je veux continuer de représenter, au nom des citoyens, pour les mener à terme », mentionne Mme Méthot à propos des raisons qui la motivent à continuer en politique municipale dans les quatre prochaines années. « En tant qu’élu, on vit beaucoup de débats d’idées, mais je réalise aussi tout l’effet quotidien de notre travail sur la vie des citoyens et je souhaite continuer de les représenter », conclut-elle.