Métier COVID: livreur de fleurs

La pandémie de COVID-19 a permis de créer de nouveaux métiers, mais aussi de donner l’occasion à des personnes qui étaient à la retraite ou encore dans un autre corps de métier de trouver un emploi le temps de la pandémie… et peut-être pour la suite. Parmi ces métiers, il y a celui de livreur. 

À Saint-Bruno-de-Montarville, le fleuriste le Marché aux fleurs, situé sur la rue Montarville, a effectué l’embauche d’un travailleur pour  effectuer la livraison des bouquets commandés par la clientèle. À bord de sa caravane grise sur laquelle se trouve le logo de l’entreprise montarvilloise ainsi que des fleurs, il traverse la région pour apporter un peu de bonheur à ceux qui se le procurent sous la forme de bouquets. 

Au fil du temps, la clientèle s’est habituée à cette attention et désormais, ledit livreur, qui se nomme Marc Latour, est devenu le livreur préféré de plusieurs clients, mais également des employés de l’entreprise. « Ça m’a sorti de chez nous et j’adore voir les clients », dit l’homme de 66 ans, qui estime effectuer le meilleur emploi du monde. « J’adore voir les clients parce qu’ils sont toujours heureux de me voir étant donné que je livre du bonheur. »

La livraison florale est devenue un service assez populaire auprès de la clientèle, surtout lorsque la province a été mise en confinement. La copropriétaire de l’établissement, Marie Brunelle, a embauché M. Latour il y a un an, soit en juillet 2020. 

« J’adore voir les clients parce qu’ils sont toujours heureux de me voir étant donné que je livre du bonheur. »

-Marc Latour

Selon elle, alors qu’autrefois la proportion de personnes faisant livrer des fleurs était moins élevée, le fait que les clients étaient davantage à leur domicile a poussé beaucoup de personnes à faire venir les fleurs directement chez eux. Cela a notamment permis de réduire le nombre de déplacements durant les périodes de confinement. 

Confiance des clients

Pour l’avenir cependant, Marie Brunelle est d’avis qu’«après la pandémie, une partie des clients risquent de continuer à commander, mais les gens ont besoin de venir voir ce qu’ils peuvent acheter directement en boutique. » Sa collègue Anne-Marie ajoute qu’avec la pandémie, en plus du lien de confiance qui s’est créé entre le livreur et les clients, « les personnes qui achètent leurs fleurs nous font confiance pour choisir ce qu’ils reçoivent. Souvent on a des commentaires de clients qui nous remercient des choix que nous avons fait pour eux et qu’ils se sont fait livrer. »

Jusqu’à 100 ans

Cette potentielle réduction de la clientèle qui se procurera des bouquets à distance plutôt qu’en présentiel ne semble toutefois pas mettre en danger l’emploi de Marc Latour. Questionné à savoir s’il allait rester encore longtemps à cet emploi, le principal intéressé indique à la blague en désignant sa patronne qu’il va rester « jusqu’à temps qu’elle me mette dehors », une situation qui ne semble pas près de se passer puisque Mme Brunelle indique que l’employé restera « jusqu’à ce qu’il ait 100 ans ». 

D’ici là, le livreur pour le Marché aux fleurs continue de se promener entre la boutique de la rue Montarville et les maisons des clients qui ont fait des demandes pour des produits, ce qui lui convient parfaitement et constitue pour lui « le meilleur emploi qu’il a eu de ma vie. »

Quel emploi a gagné en importance pour vous durant la pandémie de COVID-19?