Saint-Bruno recycle les masques

Saint-Bruno-de-Montarville emboîte le pas à d’autres municipalités et procédera au recyclage des masques à usage unique sur son territoire. 

À compter du juillet, la municipalité récupérera les masques dans les différents édifices municipaux afin que l’entreprise, qui a été mandatée pour ce contrat de recyclage, puisse y procéder.

Parmi les critères qui ont poussé Saint-Bruno à choisir d’accorder le contrat à l’entreprise Medsup, il y a le fait que ses activités sont basées à Magog et Montréal, mais également que toutes les matières admissibles seront recyclées.

Pour le moment, la Ville a indiqué que les masques de ses citoyens, de même que ceux des employés municipaux, pourront être déposés dans les boîtes qui se situeront à la bibliothèque ainsi qu’à l’hôtel de ville. Il y a donc deux points de dépôts accessibles à la population jusqu’à maintenant, mais Saint-Bruno a indiqué que « le projet sera testé jusqu’en septembre, puis une évaluation sera effectuée concernant sa poursuite. » 

Grâce à ces points de retour, 11 000 masques devraient être récupérés à chaque mois uniquement à Saint-Bruno.  

11 000

C’est le nombre de masques que Saint-Bruno croit pouvoir récupérer chaque mois pour les faire recycler

Mesure là pour rester

Selon les prévisions actuelles liées à la propagation et à la poursuite de la pandémie de COVID-19, le port du masque pourrait être une mesure qui serait maintenue pendant un certain temps encore. Cela fait de cette initiative de récupération desdits masques une idée qui risque de réduire l’impact environnemental qu’a le fait de mettre aux ordures cette barrière de protection à usage unique contre le virus.

La docteure Chantal Sauvageau, de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), estime que même si la pandémie est de moins en moins grave que ce qu’elle était lors des vagues les plus fortes du virus, porter le masque continue d’être nécessaire. « C’est une mesure qui est d’autant plus importante avec l’arrivée du variant Delta, qui se propage plus facilement et à davantage de personnes lorsqu’il est contracté. » 

Si les Québécois ne sont pas habitués et n’aiment pas à avoir à porter le masque, il se pourrait qu’ils doivent commencer à s’y faire étant donné que le coronavirus et ses variants pourraient être présents pendant encore quelques années si la vaccination à l’échelle mondiale ne se fait pas rapidement. Au moment d’écrire ces lignes, 57,3% de la population québécoise était adéquatement vaccinée, contre 13,2% de la population mondiale.