15,3 % des ménages ont des besoins impérieux de logements

À Saint-Bruno-de-Montarville

À Saint-Bruno-de-Montarville, 15,3% des ménages ont des besoins impérieux d’avoir accès à des logements.

Pour Marco A. Monzon, organisateur communautaire à Comité logement Rive-Sud, il est clair que les besoins sont criants. « Dans l’ensemble de l’agglomération de Longueuil, ce sont 21,5 des ménages qui ont de tels besoins », précise-t-il. Il indique que son organisme se dit inquiet quant à l’avenir du programme AccèsLogis, qui permet le financement de nouveaux logements sociaux au Québec. « Lors du  dernier budget, le ministre des Finances, Carlos Leitão, a réduit de moitié le nombre de logements sociaux financés annuellement avec AccèsLogis, le faisant passer de 3000 à 1500. »

L’organisateur communautaire soutient que la Rive-Sud (Montréal) est l’enfant pauvre du Québec en matière de logements sociaux. « Nous sommes en retard sur le reste de la province. » Il rappelle que les besoins sont criants dans ce domaine, puisque les prix des logements sont très chers. « Les coûts de location augmentent plus rapidement que les salaires. Il y a des ménages sur notre territoire qui doivent utiliser 90 % de leurs revenus pour payer le loyer. Cela n’a aucun sens », précise-t-il.

Le Comité Logement Rive-Sud dit craindre qu’il n’y ait pas d’investissements additionnels dans AccèsLogis lors du prochain budget. « Il serait carrément inadmissible que le gouvernement libéral cesse de financer la réalisation de nouveaux logements sociaux, alors que les besoins sont toujours aussi importants », mentionne Marjolaine Tapin, directrice générale de l’organisme.

Celle-ci déplore que Québec favorise plutôt le financement de suppléments au loyer permettant la location de logements vacants sur le marché privé de l’habitation : « Alors qu’il réduisait de moitié ses investissements dans AccèsLogis et qu’il laissait planer la plus grande incertitude quant à l’avenir de ce programme, le gouvernement Couillard a annoncé le financement de 5800 suppléments au loyer d’ici 2020. Or, une telle formule n’a pas du tout les mêmes retombées sociales que le logement social. Elle ne représente surtout pas une aide aussi permanente, puisque les subventions ne sont assurées que pour une période de cinq ans. »

Les ménages dans le besoin

Selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), un ménage éprouve des besoins impérieux en matière de logement si son habitation n’est pas conforme à au moins une des normes d’acceptabilité (qualité, taille et abordabilité) et un logement est abordable si le ménage y consacre moins de 30 % de son revenu total avant impôt.

Un logement de qualité convenable ne nécessite pas de réparations majeures. Sa taille est convenable s’il compte suffisamment de chambres pour répondre aux besoins du ménage d’après les prescriptions de la Norme nationale d’occupation (NNO).