100 000 $ pour la protection du ruisseau Massé
Le gouvernement fédéral décernera un montant de 100 000 $ à l’organisme Ciel et Terre afin de protéger la nature du ruisseau Massé.
« Ces fonds nous offriront une occasion unique de restaurer et d’améliorer une partie du ruisseau Massé. Plusieurs espèces en péril en bénéficieront, dont la rainette faux-grillon de l’Ouest, le monarque et le goglu des prés », exprime dans un communiqué le président de Ciel et Terre, Michel Saint-Denis.
Une annonce de Steven Guilbeault
Le financement accordé à Ciel et Terre permettra à l’organisme de protéger et de conserver la faune et la flore du ruisseau Massé, en Montérégie. Le ministre de l’Environnement et du Changement climatique, l’honorable Steven Guilbeault, en a fait l’annonce mardi dernier à Longueuil.
Le projet vise à améliorer les fonctions écologiques des zones tampons riveraines et la qualité de l’eau du ruisseau Massé. Il contribuera aussi à éduquer et à mieux sensibiliser la collectivité à propos des questions touchant la biodiversité naturelle.
Ciel et Terre intervient partout en Montérégie, pas seulement à Longueuil. « Toutefois, je ne pense pas que l’intervention sur le ruisseau Massé se fasse sur l’ensemble du cours d’eau. La somme de 100 000 $, ce n’est qu’un début. La branche 6 du ruisseau, dans le secteur de la Savane, a été identifiée comme la plus importante et la plus accessible pour une intervention », mentionne Michel Saint-Denis, en entrevue avec Les Versants.
Rappelons qu’à l’été 2022, le ruisseau Massé avait fait les manchettes lorsque des citoyens avaient constaté la mort de dizaines de poissons à la suite de ce qui semblait être un déversement. À l’époque, le maire de Saint-Basile-le-Grand, Yves Lessard, avait évoqué un « désastre environnemental ». Ce n’est que des mois plus tard que le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs avait mis la faute sur Dame Nature et un épisode de chaleur vers la fin du mois de mai.
» Plusieurs espèces en péril en bénéficieront. » – Michel Saint-Denis
Joint par Les Versants à la suite de cette annonce, le maire Lessard se dit ravi de la nouvelle. « Ça me rassure que l’on prenne conscience qu’il n’y a pas seulement les grands cours d’eau structurants. Il y a des cours d’eau plus humbles, plus modestes, comme le ruisseau Massé », dit-il.
De son côté, le maire de Saint-Bruno-de-Montarville, Ludovic Grisé-Farand, estime que « toute nouvelle environnementale est une bonne nouvelle ». En entrevue, il précise. « La Ville de Saint-Bruno s’en réjouit. Nous sommes ouverts à collaborer avec Ciel et Terre si l’organisme juge qu’il a besoin d’aide. »
Protéger le ruisseau Massé
À la suite de cette aide financière, Ciel et Terre désignera des aires d’intervention prioritaires, nettoiera les berges, plantera des bandes de protection riveraines, éliminera les espèces exotiques envahissantes et organisera des campagnes d’information et de sensibilisation dans le cadre de ces efforts pour protéger le cours d’eau.
Le ruisseau Massé coule dans l’agglomération de Longueuil, ainsi que dans la MRC de la Vallée-du-Richelieu dans sa portion avale. Ses branches et ruisseaux sillonnent cinq municipalités, soit Longueuil, Boucherville, Saint-Bruno-de-Montarville, Saint-Basile-le-Grand et Carignan, puis il se jette dans la rivière L’Acadie. C’est un cours d’eau considéré comme un corridor à la biodiversité.
« Le ruisseau Massé est un cours d’eau d’une valeur environnementale très élevée. C’est important qu’il soit protégé et conservé », rappelle le premier magistrat de Saint-Bruno-de-Montarville. De son côté, Yves Lessard évoque « un objet de notre patrimoine environnemental important ».
Investissement de 6,7 M$
Ce projet s’inscrit dans un investissement de 6,7 millions de dollars consacré à 22 projets environnementaux à l’échelle du Canada. Les projets consisteront essentiellement en la remise en état ou l’amélioration de l’environnement naturel, l’amélioration de la qualité de l’environnement et la recherche et développement menant à la remise en état. Les projets offriront également aux membres de la collectivité, dont les peuples autochtones et les jeunes, la possibilité d’accroître leur prise de conscience des problèmes environnementaux.


