Vélo de montagne au parc du Sommet-Trinité: risques pour la sécurité

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Par Gabriel Provost
Vélo de montagne au parc du Sommet-Trinité: risques pour la sécurité
Les cyclistes ont l'interdiction de pratiquer leur activité dans le parc du Sommet-Trinité, mais ils le fréquentent tout de même malgré l'interdiction. (Photo: Gabriel Provost)

Le parc du Sommet-Trinité est devenu un lieu fréquenté par plusieurs cyclistes, qui s’y rendent pour faire du vélo de montagne alors que cette activité est illégale.

Les amateurs de vélo de montagne pouvaient autrefois se rendre sur les terrains de la défense nationale afin de profiter de l’espace qui était aménagé avec des rampes et des installations dédiées au vélo. Mais le site est fermé depuis 2018 et les amateurs ont choisi d’installer des modules dans le parc du Sommet-Trinité pour y rouler. 

Cette situation est devenue problématique pour plusieurs citoyens du secteur, qui désirent se rendre dans le boisé pour y marcher. Les vélos passent parfois à grande vitesse dans le parc et cela fait en sorte que les cyclistes courent des risques de percuter les marcheurs. 

La situation a été abordée dans le cadre de la séance du conseil municipal du 14 septembre dernier. C’est une citoyenne, Francesca Suarez, qui a questionné les membres du conseil municipal en décrivant notamment qu’alors que des actions comme promener son chien en dehors des sentiers de marche ou jouer au golf dans ce parc peuvent être passibles d’amendes allant jusqu’à 100$, des citoyens continuent à se rendre dans le parc hors des sentiers avec des vélos. En plus des risques pour la sécurité, ce genre d’activité peut également affecter la flore et le milieu naturel, qui sont écrasés par les BMX. 

Mme Suarez ajoute que les autorités ont également été appelées à une dizaine de reprises pour dénoncer  « des menaces verbales et harcelantes et du langage grossier […] proférés devant de jeunes enfants par des coureurs de BMX adultes à des individus qui essaient d’utiliser le parc et qui informent le groupe de cyclistes que le parc n’est pas reconnu par la ville comme une piste de BMX autorisée. »  La citoyenne mentionne ensuite que la police ne peut pas agir étant donné que la ville n’a pas de réglementation qui empêche les utilisateurs de fréquenter le circuit avec leurs vélos.

Le maire de Saint-Bruno, Martin Murray, a répondu que « la ville est au courant de la situation et elle tente de trouver des solutions durables pour mieux la contrôler. Des discussions sont en cours avec les différents partenaires afin de trouver une solution durable à ces problématiques. » M. Murray a aussi ajouté que les opérations policières de sensibilisation à la problématique ne semblent pas avoir porté fruit.

La conseillère municipale du district 6, Marilou Alarie, indique qu’alors qu’elle s’est rendue au Parc du Sommet-Trinité pour discuter de pistes de solutions avec les travaux publics et la direction des loisirs de la ville, elle a « failli me faire écraser par un cycliste. Donc je pense qu’on a eu une démonstration évidente qu’il y avait une problématique. »

De son côté, le directeur général de la ville, Vincent Tanguay, a signalé que des rapports et des constats seront discutés avec le conseil municipal afin de prendre des décisions pour résoudre ce problème.  

Vous sentez-vous en sécurité dans le parc du Sommet-Trinité?

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