Enjeux électoraux: Immigration et pandémie

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Par Gabriel Provost
Enjeux électoraux: Immigration et pandémie
La réduction du nombre d'immigrants en pandémie n'a pas aidé la pénurie de main-d'oeuvre. (Photo: archives)

Outre l’économie et l’environnement, les thèmes de la pandémie et de l’immigration sont centraux dans cette campagne électorale fédérale. 

Depuis la dernière électorale, le coronavirus a chamboulé les plans du gouvernement minoritaire de Justin Trudeau. Se sont alors révélées des problématiques dans plusieurs secteurs, dont celui de la santé. Les hôpitaux du Centre intégré de santé et de services  sociaux de la Montérégie-Est (CISSSME)ont notamment vu leur urgences déborder à plus d’une reprise. 

Au moment d’écrire ces lignes, les urgences des hôpitaux Pierre-Boucher, Honoré-Mercier et de l’Hôtel-Dieu de Sorel étaient respectivement de 165%, 123% et 209% (mercredi 14h58). Des transferts plus importants du fédéral vers les provinces ont donc été demandés par les premiers ministres des provinces, une solution qui pourrait avoir un potentiel positif pour ce secteur. 

La pandémie a également affecté le transport collectif, aspect qui est lié directement avec Montarville de par sa proximité avec la métropole. Après avoir suspendu des lignes d’autobus  et de trains pendant plusieurs mois, les sociétés de transport ont ramené la plupart d’entre elles pour la rentrée automnale. 

Ce secteur devra continuer de se développer pour renverser la tendance des citoyens à se déplacer en automobile, qui était en 2018 le principal moyen de transport chez 80,8% des Montarvillois, 80,6% des Julievillois et 74,2% des Grandbasilois. Selon Équiterre, ce sont près de 40% des émissions de gaz à effet de serre qui sont créées par le secteur des transports dans la province. 

Moins d’immigration

Du côté de l’immigration, le nombre de nouveaux arrivants a dû être réduit à cause de la fermeture des frontières canadiennes. Durant la première année pandémique, ce sont 184 000 personnes qui ont fait du Canada leur pays d’adoption. Il s’agit du plus bas niveau de nouveaux citoyens admis au pays depuis 1998. 

Au niveau du Québec, cette situation se traduit par une diminution durant l’année en cours et la précédente. Alors que le premier semestre de 2019 avait permis à la province d’enregistrer 18 223 entrées, les restrictions en cours au même semestre l’année suivante ont plutôt limité les nouvelles admissions à 10 951. 

Ce déficit du nombre d’immigrants risque d’affecter la manière dont pourra se développer la société québécoise, notamment les entreprises manufacturières. Celles-ci sont de plus en plus obligées de stopper leur évolution afin d’être en mesure de garder leur production active avec un moins grand nombre d’employés parmi leurs rangs. 

Les quartiers industriels des villes comme Saint-Bruno et Sainte-Julie sont en plein essor et comptent accueillir davantage d’entreprises au courant des années à venir. Il est cependant difficile de garantir que le personnel requis sera au rendez-vous lorsque viendra le temps    d’accueillir de nouveaux employeurs. 

En termes de vieillissement de leurs populations, nos municipalités se classaient au recensement de 2016 comme relativement âgées: l’âge médian pour Saint-Bruno, Saint-Basile et Sainte-Julie était respectivement de 45,7, 39,4 et 41,8 ans. Parmi nos villes, Saint-Bruno est celle qui a la population la plus vieillissante, mais également le plus d’entreprises sur son territoire: s’il s’agissait d’un pays, la municipalité se classerait sixième au monde en termes d’âge de sa population. Il faudra donc combler le manque de relève par l’arrivée d’immigrants.

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