Parc du mont Saint-Bruno : risques extrêmes d’incendie

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Par Frédéric Khalkhal
Parc du mont Saint-Bruno : risques extrêmes d’incendie
Le danger d'incendie est extrême au parc national du Mont-Saint-Bruno. (Photo : Frédéric Khalkhal)

Lors de ce mois de juin et en ce début de mois de juillet, les risques d’incendie au Québec sont élevés. Les parcs sont particulièrement à risque.

Présentement, 7 incendies sont en activité au Québec. Depuis le début de la saison de protection, 522 incendies de forêt ont touché 61 291,6 hectares. La moyenne des dix dernières années à la même date est de 253 feux pour une superficie de 29 463,3 hectares. Au parc national du Mont-Saint-Bruno on reste sur ses gardes.

« La nuit, alors que le parc est fermé, la surveillance est plus compliquée, mais nous connaissons les sites à risque. » – Cédric Landuydt

Le parc annonce d’ailleurs la couleur, à son entrée c’est rouge. Les risques d’incendie sont extrêmes.
Même si la municipalité a interdit les feux à ciel ouvert, les risques sont là. Avant la période estivale, en avril, un feu heureusement rapidement maîtrisé, a montré que le danger été réel.

Deux camions de pompier de l’agglomération de Longueuil et des camions de pompiers de Sainte-Julie ont été envoyés. Ce sont environ 200 à 300 pieds carrés qui ont brûlé.

« Nous avons sept gardes au quotidien qui sillonnent le parc le jour et une partie de la nuit, car il arrive que nous ayons des visiteurs la nuit alors que le parc est fermé », indique Cédric Lauduydt directeur du parc national du Mont-Saint-Bruno et de celui des îles de Boucherville.

Un risque accru la nuit
L’incendie qui s’était déclaré le 24 avril dernier était justement la cause d’individus qui étaient entrés au parc dans la nuit, en dehors des heures d’ouverture.

M. Lauduydt indique que les risques d’incendie dans le parc national de Saint-Bruno sont paradoxalement plus important la nuit, quand le parc est fermé. « Pendant la journée, nous avons un grand nombre de visiteurs qui nous alertent en cas de problème et les gardes peuvent contrôler plus facilement les familles qui viennent pique-niquer dans les espaces qui leur sont consacrés. La nuit, alors que le parc est fermé, la surveillance est plus compliquée, mais nous connaissons les sites à risque. Parfois, nous voyons des installations se préparer, alors nous intervenons pour les détruire. »

Heureusement, les feux signalés au parc national du Mont-Saint-Bruno sont rares et très rapidement maîtrisés. « Depuis trois ans que je suis en poste, le feu d’avril a été le seul qui j’ai connu. » Cela n’empêche que le risque est toujours là et que les gardes parcs restent vigilants.

Après une période de températures plus clémentes à la fin du mois de juin, le début du mois de juillet s’annonce particulièrement chaud.

Avec l’arrivée des vacances pour plusieurs Québécois, la SOPFEU rappelle que les amateurs de plein air sont à l’origine de près du tiers des incendies à ce temps de l’année. La vigilance ne devrait pas prendre de congés. Les feux de camp mal éteints, les mégots de cigarette et les VTT peuvent tous être à l’origine d’un incendie de forêt.

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